Actualité: Convergence des luttes

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vendredi, mai 24 2013

AMERICANS AGAINST THE WAR


http://www.demosphere.eu/rv/26374

Americans Against the War se rassemblera à nouveau le samedi 25 mai 2013 pour soutenir Bradly Manning, un activiste américain de vingt trois ans actuellement emprisonné à Fort Leavenworth et risquant la peine de mort pour avoir dévoilé des secrets militaires via Wikileaks. Le Samedi Premier Juin 2013 marquera le début de la quatrième année de Bradley Manning en prison et le début de son procès.

Nous nous rassemblerons pour soutenir Lynne Stewart, qui a consacré sa vie à l'opprimé et a été injustement accusée et condamnée pour le « crime » de fournir à son client une défense intrépide, pour protester contre l'occupation de l’Afghanistan et pour dire non à la guerre, non à l'OTAN.

 

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DE PIVERT A MELENCHON


http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/170513/la-gauche-socialiste-renait-chaque-derive-droitiere-du-parti-socialiste


« La gauche socialiste renaît à chaque dérive droitière du Parti Socialiste »

Vendredi 17 Mai 2013

Par Philippe Marlière

Interview réalisée par Rouslan Kostiouk, à paraître dans Rabkor, une revue social démocrate de gauche de Moscou.

Rouslan Kostiouk : Il a toujours existé dans le Parti Socialiste en France des courants de gauche. Quels sont les principales caractéristiques de cette gauche socialiste ?

Philippe Marlière : Il a en effet toujours existé une gauche dans la social-démocratie, à toutes les époques et dans tous les pays européens. De manière générale, on peut dire que la gauche social-démocrate a tendance à connaître un certain essor, à chaque fois que la direction et la majorité du parti sont accusées de « dérive droitière » par certains de leurs camarades. C’est le cas de Marceau Pivert qui crée la tendance Gauche Révolutionnaire dans la SFIO en 1935. Pendant les grèves de 1936, devant les atermoiements et renoncements de Léon Blum et de Maurice Thorez, il lâche : « tout est possible, y compris une révolution sociale ». En 1979, peu après la victoire de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, le Parti travailliste voit se développer une aile gauche militante, dont la plupart des membres sont issus de groupes trotskystes. Des cadres jusqu’alors modérés se radicalisent, tel Tony Benn. Ces travaillistes de la gauche radicale vont tenir le haut du pavé jusqu’au milieu des années 1980, même s’ils échouent à prendre le pouvoir dans le parti. Dans le Parti Socialiste français, la réapparition d’une gauche socialiste politisée, structurée et influente à partir de la fin des années 1980, a coïncidé avec le recentrage du Parti Socialiste après une première période de gouvernement. Les ténors de la première gauche d’inspiration marxiste (Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Jean Poperen) se sont dégagés d’une problématique révolutionnaire et socialiste pour composer avec le capitalisme. L’effacement de la composante de gauche radicale au sein de la majorité mitterrandiste a laissé un espace vacant, ce qui a permis à des cadres et des militants plus jeunes de prendre la relève. Ce fut d’abord la création de la Nouvelle Ecole Socialiste (NES) avec Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray, puis la Gauche Socialiste (GS), où ils ont été rejoints par Marie-Noëlle Lienemann, Harlem Désir puis, plus tard, Gérard Filoche. 

Rouslan Kostiouk : Au congrès de Toulouse du Parti Socialiste est apparu « Maintenant la Gauche », un nouveau courant de gauche. Quel est le potentiel de ce courant dans le Parti Socialiste et quel rôle peut-il jouer dans ce parti ?

Philippe Marlière : Maintenant la Gauche, courant issu du congrès de Toulouse (13,38 % des voix militantes) est le nouvel avatar de cette gauche socialiste. Il n’est pas le seul courant de gauche du Parti Socialiste à l’heure actuelle, puisque Un Monde d’Avance, dirigé par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, une autre force de la gauche du parti, a fait le choix d’intégrer la motion majoritaire auprès d’Harlem Désir. Benoît Hamon est actuellement ministre et ses partisans sont donc dans l’impossibilité de critiquer directement l’action austéritaire du gouvernement. Quand ils le font, c’est d’une manière tellement diluée et cryptique que la critique est de faible portée. Maintenant la Gauche a sauvegardé son autonomie, mais sans parvenir à retrouver la force et l’influence militante qu’avait la Gauche Socialiste jusqu’en 2002. En réalité, plutôt que de courants, il faudrait parler de conglomérats de militants réunis derrière des dirigeants, dans la logique bonapartiste de la vie politique sous la cinquième république. Les courants militants, comme lieux d’affrontements idéologiques et programmatiques dans le Parti Socialiste, ont disparu depuis le milieu des années 1990. Le seul courant vraiment organisé dans l’esprit du Parti Socialiste refondé à Epinay, c’est Démocratie et Socialisme, le groupe dirigé par Gérard Filoche, qui fait aussi partie de Maintenant la Gauche. Dernièrement, Un Monde d’Avance et Maintenant la Gauche ont repris contact. Ils se sont mis d’accord sur un texte, puis des amendements pour préparer la convention Europe du Parti Socialiste. Mais sans plus, pour le moment. La division d’une Gauche Socialiste déjà faible est regrettable. La Gauche Socialiste avait duré quatorze ans de 1988 à 2002. Depuis, un nombre incalculable de courants de gauche a vu le jour. Ces courants, que j’hésite beaucoup à nommer ainsi, sont éphémères et aléatoires, signe du désarroi de la gauche socialiste. Ce sont les derniers à lutter de la sorte, car dans la motion majoritaire, cela fait longtemps que les logiques carriéristes ont remplacé la vie des courants. 

Rouslan Kostiouk : Les socialistes de gauche ne sont pas unis dans le Parti Socialiste. Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont choisi de rejoindre la majorité du parti. Quel poids peut avoir ces socialistes de gauche à l’intérieur de la direction socialiste ?  

Philippe Marlière : Je ne vois pas comment on peut aujourd’hui s’opposer aux politiques d’austérité mises en œuvre par le gouvernement Ayrault, au suivisme vis-à-vis de l’Allemagne sur la politique européenne ou encore à la capitulation face aux marchés, et espérer peser au sein du gouvernement socialiste le plus à droite de son histoire. Il existe un tel décalage entre le discours militant de Un Monde d’Avant et le choix de se fondre dans une majorité idéologiquement acquise à ce virage austéritaire. Que peut faire Benoît Hamon face à des Moscovici, Sapin, Valls ou, hier encore, Cahuzac ? Je dis cela sans animosité vis-à-vis de Benoît Hamon dont j’apprécie l’engagement à gauche dans un parti qui l’est de moins en moins. 

Rouslan Kostiouk : Il y a vingt ans, le Mouvement Des Citoyens, aujourd’hui renommé le Mouvement Républicain et Citoyen, était créé. Il est dans la majorité présidentielle tout en étant indépendant du Parti Socialiste sur le plan idéologique. Quel est le sens et l’impact de ce mouvement républicain de gauche issu de la gauche du Parti Socialiste ?

Philippe Marlière : La création du Mouvement Des Citoyens par Jean-Pierre Chevènement au début des années 1990 a sonné le glas fin de la synthèse entre le marxisme et le républicanisme. A cela s’ajoutait la croyance dans les vertus jacobines d’un Etat pilote de l’économie. Le choix de la rigueur de 1982, puis le « tournant européen » de Mitterrand en 1983 ont brisé cette approche. Le socialisme a rapidement été remisé aux oubliettes de l’histoire et c’est une vulgate républicaine qui a remplacé le projet de gauche du CERES. La tragédie de cette gauche « néo républicaine », c’est qu’elle s’est appuyée sur une lecture troisième république de l’idéal républicain. Bref, avec le Chevènement du MDC, on n’a pas eu de renouveau robespierriste à gauche, ce qui aurait pu être intéressant, mais à une vulgate radicale socialiste, nationaliste et laïcarde. Cette vulgate, je dois dire, est aujourd’hui la lecture majoritaire en France de cet « idéal républicain » dont tout le monde se réclame (ou presque), de la gauche radicale à Marine Le Pen. Chevènement nous refait le coup de Jules Ferry : de grands discours sur la laïcité en France et la promotion de politiques raciales et impérialistes dans les colonies françaises. Pour Chevènement, il s’agit d’une critique justifiée de l’Europe néo libérale, mais avec des relents nationalistes chauvins épouvantables. Lionel Jospin a accusé Chevènement de lui avoir fait perdre l’élection présidentielle de 2002 en se portant candidat contre lui au premier tour. Je dirais que Jospin a perdu cette élection le jour où il a nommé Chevènement au ministère de l’intérieur. Là, sa politique sécuritaire et « anti sauvageons » a fait perdre à Jospin une bonne partie de la jeunesse des banlieues et de l’immigration. Ajoutons que la mouvance républicaine en France est devenue une nébuleuse, un fourre tout idéologique dans lequel on retrouve tout et n’importe quoi, de l’extrême droite à la gauche. Le thème de la république fournit un méta discours omnibus à un personnel politique sans idées. A défaut de résoudre les problèmes les plus importants du moment (racisme, chômage, inégalités entre les hommes et les femmes), la parole néo républicaine, souvent incantatoire et abstraite, a pour objectif majeur de donner des « repères » à ceux qui font encore de la politique, c’est-à-dire les classes moyennes et supérieures. 

Rouslan Kostiouk : L’histoire a montré que les tentatives créer une force crédible entre le PCF et le Parti Socialiste avaient jusqu’à présent échoué. Que penses-tu de l’expérience du Parti de Gauche ? Jean-Luc Mélenchon est devenu le dirigeant le plus visible et le plus connu du Front De Gauche, mais en même temps le Parti de Gauche ne dispose pas de représentation parlementaire.

Philippe Marlière : Le Front De Gauche est un développement unique et remarquable dans l’histoire de la gauche française. C’est une confédération de neuf partis qui continuent d’avoir une existence propre. Il a permis au PCF d’enrayer un long processus de déclin et de se repositionner en partie dans le cadre d’une gauche combative et moderne. Le Front De Gauche abrite aussi les déçus et les désespérés du sectarisme de l’extrême gauche, Lutte ouvrière, mais aussi le NPA, qui avait pourtant un bel avenir devant lui en 2009, avant de se replier sur lui-même et de tout gâcher. Le Parti de Gauche est également un cas de parti atypique, c’est à l’origine une scission de la gauche socialiste (Mélenchon, Dolez), depuis rejointe par des éléments de la gauche verte, républicaine, associative et marxiste. Le Parti de Gauche, par son activisme et la politisation de ses membres, me rappelle les plus belles heures de la Gauche Socialiste du Parti Socialiste ! L’absence de représentation parlementaire est bien sûr un problème pour le Parti de Gauche. Je dirai que pour le moment la faible représentation parlementaire du Front De Gauche est le problème majeur, car il base son action sur un réformisme radical au service d’espérances révolutionnaires. Mais les choses peuvent évoluer très vite, qui aurait prédit l’effondrement du PASOK en Grèce il y a deux ans ?

 

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UN PRETRE DANS LA REVOLUTION SYRIENNE


http://www.souriahouria.com/27052013-paris-rencontre-avec-pere-paolo-un-pretre-dans-la-revolution-syrienne


Souria Houria (Syrie Liberté) vous invite à une rencontre animée par Khaled Roumo au Forum 104, 104 Rue de Vaugirard 75 006 Paris Métro Montparnasse

Lundi 27 Mai 2013 à 19 heures

Père Paolo Dall’Oglio, un prêtre dans la révolution syrienne

Paolo Dall’Oglio, né à Rome en 1954, est un prêtre jésuite italien. Dans les années 1980, il a refondé le monastère syriaque de saint Moïse l’Abyssin, situé au nord de Damas en Syrie, pour défendre le dialogue islamo chrétien. Suite à sa dénonciation ouverte des crimes commis par le régime de Bachar al Assad, il est expulsé du pays le 16 juin 2012. 

Son récit est un récit fort et tendre, à l’image de son auteur, pour mobiliser les consciences sur le drame syrien et rappeler les nécessaires liens de fraternité au-delà des frontières et des traditions, c’est un hommage à tous ces jeunes syriens, musulmans et chrétiens, qui ont dépassé leur peur pour se lancer dans la bataille en criant Houria, Liberté !

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VINGT TROIS MORTS A TRIPOLI AU LIBAN


http://www.lorientlejour.com/article/815879/tripoli-plus-de-23-morts-et-200-blesses.html


Plus de vingt trois morts et deux cent blessés à Tripoli

Vendredi 24 Mai 2013

Les violents affrontements à caractère confessionnel à Tripoli, au Liban Nord, ont fait depuis dimanche dernier vingt trois morts et plus de deux cent blessés. 

Selon la chaîne al Manar, organe du Hezbollah, les affrontements, Jeudi 23 Mai 2013, dans la capitale du Liban Nord étaient « les plus violents » depuis la fin de la guerre civile libanaise entre 1975 et 1990.

 

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jeudi, mai 23 2013

MANIFESTATION EUROPEENNE CONTRE LA TROIKA

http://paris.reelledemocratie.net/node/1806

http://www.cadtm.org/Manifestation-internationale-le

http://www.avanti4.be/actualite/article/manifestation-887


Unis contre la troïka


L’Europe subit une violente attaque du capital financier représenté par la troïka (FMI, BCE, CE) et par les différents gouvernements qui appliquent les politiques concoctées par ces institutions qui méprisent les personnes. Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples en les rendant esclaves de la dette et de l’austérité. Cette attaque concerne toute l’Europe et elle doit être également vaincue par la lutte internationale.

Chacun de nous, dans chaque pays, dans chaque ville, avec ses spécificités, ressent dans ses chairs les mesures qui détruisent les droits conquis par des décennies de luttes, des mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays avec la propagande de « l’aide externe ». Il est urgent d’unir nos forces pour mieux combattre cette attaque.

L’appel de que nous lançons pour une manifestation internationale décentralisée circulait déjà parmi des dizaines de mouvements sociaux en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, à Chypre, en Irlande, en Angleterre, en Écosse, en Allemagne et en Slovénie. Lors de notre réunion d’hier, Vendredi 26 avril 2013 à Lisbonne, des camarades de plusieurs pays d’Europe ont discuté ensemble de cette proposition.

Il a été décidé par consensus international que nous descendrons dans les rues Samedi Premier Juin 2013 sous le mot d’ordre : « les peuples unis contre la troïka ! »

Ceci est le début d’un processus qui se veut décentralisé, inclusif et participatif. Nous voulons le construire collectivement en rassemblant nos forces. À partir d’aujourd’hui, cet événement du 1er juin sera diffusé à l’échelle européenne et nous invitons tout le monde à participer à cette protestation internationale contre la troïka et contre l’austérité et pour que ce soient les peuples qui décident de leur destin.

Nous faisons appel à tous les citoyens et citoyennes, avec ou sans parti, avec ou sans emploi, avec ou sans espoir, nous les appelons à s’unir tous et toutes. À toutes les organisations politiques, mouvement civiques, syndicats, partis, collectivités, groupes informels, nous les appelons à nous rejoindre.

Nous voulons continuer à élargir nos contacts tant nationaux qu’internationaux, parce que nous sommes conscients que ce sera l’addition de nos voix qui pourra bloquer la nouvelle vague d’austérité qui est en train de se préparer. Les peuples d’Europe ont démontré à plusieurs reprises qu’ils ne sont pas disposés à plus de sacrifices au nom d’un futur qui ne viendra jamais. C’est pour cela que nous pensons que l’heure est venue pour ces peuples de démontrer qu’ils peuvent se coordonner dans la lutte et dans l’opposition à ces politiques.

Du Nord au Sud de l’Europe : prenons la rue contre l’austérité !

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ARENDT CONTRE LANZMANN


http://next.liberation.fr/cinema/2013/05/17/c-est-une-histoire-folle-l-acme-de-la-cruaute_903854


"C'est une histoire folle, l'acmé de la cruauté"

Vendredi 17 Mai 2013

Par Annette Lévy Willard

Dans le "dernier des injustes", Claude Lanzmann restitue la mémoire des "conseils juifs", accusés d'avoir prêté main forte aux nazis.

C’est un film. Un grand film de Claude Lanzmann. Et, en ce sens, il a sa place dans l’agitation cannoise. Avec son indispensable durée (3 heures 38, seulement…), le « Dernier des Injustes » va rompre avec l’éphémère du festival et plonger dans l’histoire à travers deux personnages shakespeariens : le héros, ou anti héros, Benjamin Murmelstein, qui s’est surnommé lui-même le « dernier des injustes » en référence au chef d’œuvre d’André Schwarz Bart, le « dernier des justes ». Nommé par les nazis à la tête du conseil juif  du camp de Theresienstadt pour exécuter leurs plans meurtriers, « collaborateur » malgré lui. Claude Lanzmann l’avait longuement interviewé à Rome, en 1975, au début du tournage de « Shoah ». Mais n’avait pas utilisé les rushes, qui avaient été confiés aux archives du musée de l’holocauste, à Washington. Après avoir fait « Shoah », les neuf heures sur la destruction des juifs d’Europe, après avoir montré la révolte et leur héroïsme dans « Sobibor », « 14 octobre 1943 » et « seize heures », après être revenu sur l’indifférence des alliés, et en particulier de Roosevelt, dans le « rapport Karski », Lanzmann affronte, dans le « dernier des injustes », la question de la collaboration. Et, à quatre vingt sept ans, boucle l’histoire avec cette question. Et sa réponse.

Question. Pourquoi avoir fait ce film, aujourd’hui, avec pour personnage principal Benjamin Murmelstein, un ancien dirigeant de ces conseils juifs accusés d’avoir collaboré avec les nazis ?

Réponse. En fait, Murmelstein a été le premier protagoniste de tous ces films que j’ai tournés, je l’ai interviewé à Rome, en 1975. J’étais fasciné dès le début par les conseils juifs, j’en ai fait un tournage à part, avant « shoah ». Je suis d’abord allé à Jérusalem quand j’ai appris qu’un type qui s’appelait Lev Garfunkel, numéro deux du conseil de Kovno, en Lituanie, était mourant. J’ai alors constitué une équipe à toute vitesse et j’ai pu l’interviewer : je lui demande comment ça s’est passé, ce que les juifs emmenaient avec eux, et j’entends une petite voix mourante qui vient du fond du corps : « des livres ! des livres ». Le lendemain, je suis parti voir Murmelstein à Rome. J’avais lu beaucoup de choses sur ces conseils. Aux Etats-Unis, un énorme livre paru en 1977, « judenrat », d’Isaiah Trunk, étudiait les conseils dans de nombreux ghettos de Pologne et montrait comment chacun s’était débrouillé avec les ordres allemands. Il est arrivé que le conseil tout entier se suicide, la même nuit, parce qu’ils savaient que les gens allaient partir le lendemain pour les camps de la mort. Comme Adam Czerniakow, le président de celui du ghetto de Varsovie, qui s’est suicidé quand les déportations ont commencé. Mais lui était seul.

Question. Vous avez montré Sobibor dans votre précédent film, la révolte.

Réponse. A Varsovie, Sobibor, Treblinka, oui, il y a eu des révoltes, mais ils finissaient par mourir. Ils étaient conscients, ils avaient perdu espoir, ils savaient qu’ils étaient condamnés, mais ils allaient mourir en en tuant d’autres. Le suicide était l’ultime résistance de gens totalement coincés, à bout de souffle, sans aucun pouvoir. Les nazis étaient des pervers fantastiques. Ils donnaient des ordres dont ils savaient qu’ils ne pouvaient pas être exécutés, et ils les rendaient encore plus inexécutables en les multipliant. D’ailleurs, Murmelstein dit à un moment dans le film : « on n’avait pas le temps de penser ». Tout le temps sous pression. J’étais très conscient des contradictions sauvages dans lesquelles se trouvaient ces personnes qui n’étaient pas volontaires pour ce travail, qui avaient été choisies par les allemands qui, quand ils ne trouvaient pas assez de gens, les prenaient dans la rue. J’ai voulu montrer que ces soi-disant collaborateurs juifs n’étaient pas des collaborateurs. Ils n’avaient jamais voulu tuer des juifs, ils ne partageaient pas l’idéologie des nazis, c’était des malheureux sans pouvoir. On voit bien qui sont les tueurs.

Question. Murmelstein a passé sept ans à côtoyer Eichmann, qui n’avait rien d’un « petit bureaucrate » aux ordres, tel que l’a vu Hannah Arendt à Jérusalem. On apprend qu’il a participé à la nuit de cristal, alors qu’il le nie à son procès.

Réponse. Le procès Eichmann a été un mensonge tout à fait scandaleux, un procès d’ignorants, le procureur Gideon Hausner mélangeait tout, confondait les noms. En plus, je sais à quel point il est difficile d’interroger les gens pour les faire parler d’expériences limites. Il fallait de la douceur, du tact et de la brutalité à la fois. Ils ont peu parlé. Comme dit très bien Murmelstein : « c’est une blague ». Murmelstein a été le nègre d’Eichmann, qui lui demandait de rédiger des pages et des pages.

Question. On apprend qu’Eichmann était, en plus, un grand voleur.

Réponse. Eichmann voulait de l’argent. Il était le seul à avoir sa propre caisse grâce à un fonds d’immigration qu’il gérait. Il envoyait les responsables juifs, comme Murmelstein, grand rabbin de Vienne, négocier avec les américains pour qu’ils paient. C’est ainsi que Murmelstein a réussi à sauver cent vingt et un mille juifs en échange de leur argent. Enfin, pas vraiment sauvés parce que certains ont été repris en France quand les allemands l’ont occupée. « La banalité du mal », le concept d’Hannah Arendt, est d’une grande faiblesse. Eichmann ne recule devant aucune inhumanité pourvu qu’il y trouve son compte. Et il est tellement malin qu’il réussit à s’échapper en Argentine sous le nom de Ricardo Klement. Au début, il réfléchit à l’immigration, mais il passe très vite à la ségrégation, à la persécution ouverte et à l’extermination. En 1944, Murmelstein est nommé « doyen des juifs » du faux camp modèle de Theresienstadt.

Question. Pourquoi Eichmann avait il besoin de ce « Disneyland » de la déportation ?

Réponse. C’était soi-disant une « ville offerte aux juifs », un « cadeau » du führer, construite en 1941 pour tromper l’étranger, surtout les Etats-Unis, qui n’étaient pas encore en guerre : il y avait des relations diplomatiques. Pour tromper aussi les juifs, surtout les juifs allemands. C’était tellement parfait qu’on leur mentait dès le départ, on leur proposait des appartements au soleil contre de l’argent, on les dépouillait avant même qu’ils arrivent à Theresienstadt. La Gestapo de Francfort proposait à des femmes âgées de donner tous leurs biens pour une belle chambre dans le camp. Une pensée diabolique, parce que c’était véritablement un camp de concentration avec toutes les duretés du camp de concentration. Mais il fallait le maquiller pour la Croix Rouge, qui avait demandé à le visiter en juin 1944.

Question. Le mensonge, le camouflage, le non dit sont au centre du projet nazi.

Réponse. Ils se mentent aussi à eux-mêmes, le langage est codé et camouflé dès janvier 1942. Cela les aidait à accepter l’immensité du crime qu’ils allaient commettre et qu’ils connaissaient très bien. S’ils avaient pu utiliser les mots, les crimes n’auraient pas été commis. Pour les tueurs aussi. Il faut tenter d’imaginer ce qu’ils appelaient eux-mêmes le « fardeau de l’âme ». C’est un concept clé pour moi. Himmler en a parlé plusieurs fois dans ses discours en disant : « nous avons à accomplir quelque chose que personne dans l’humanité n’a fait avant vous, et que personne après vous ne fera, vous devez être fiers d’avoir supporté le fardeau de l’âme ».

Question. Cette fois, vous êtes acteur du film. Avec Benjamin Murmelstein, on vous suit sur le chemin de l’histoire qui commence, bien sûr par des trains.

Réponse. Je ne pouvais pas faire autrement. Theresienstadt, c’est une histoire folle, c’est pour moi l’acmé de la cruauté. Quand j’étais à la gare de Bohusovice, je me suis dit que c’était moi qui devais exposer la chose. Je ne pouvais pas faire un film objectif là-dessus, ce n’était pas un film d’historien. C’est pourquoi j’ai commencé par : « qui connaît le nom de cette gare ». Au début, j’ai foiré, j’ai recommencé plusieurs fois, j’étais trop long. J’avais un problème : il faut pas mal de culot pour se montrer à deux âges de sa vie, c’est-à-dire à quatre vingt sept ans et à cinquante ans. On voit le passage du temps. J’avais la trouille comme une coquette de cinéma. Mais la construction est venue assez vite. La montée des marches dans la caserne a été très importante, parce que j’ai l’âge que j’ai. Je ne voulais pas m’arrêter pour reprendre mon souffle, ce que j’aurais fait si je n’avais pas une caméra. J’ai voulu raconter moi-même sur place la mort des deux dirigeants des conseils juifs, Paul Epstein et Jacob Edelstein, et les pendaisons, devant la potence. Je n’avais pas prévu d’intervenir à ce point dans le film, mais je voulais les ressusciter. Ce film est important, si tard dans ma vie. Cela a été un gros effort et je pense qu’il ajoute quelque chose d’important à ce que j’ai fait jusqu’à présent.

Question. On sent que vous êtes fasciné et séduit par le personnage de Murmelstein.

Réponse. J’ai une sympathie formidable pour son intelligence, pour les contes mythologiques qu’il raconte, par sa présence d’esprit, par sa combativité. Il se sentait investi d’une mission, il a sauvé des milliers de juifs. C’était un aventurier.

Question. Pendant que vous filmez, vous vous voyez à sa place ?

Réponse. Oui.

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RESISTER C EST CREER


http://www.humanite.fr/politique/aux-glieres-nous-nous-retrouvons-autour-de-lesprit-541844

 

« Aux Glières, nous nous retrouvons autour de l’esprit de résistance du Conseil National de la Résistance »

 

Plateau des Glières, envoyé spécial du quotidien l’Humanité

 

Cette année encore, des centaines de personnes se retrouvent sur le plateau des Glières, haut lieu de la résistance. À l'initiative du collectif Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui, le rassemblement de cette année célèbre particulièrement le soixante dixième anniversaire du Conseil National de la Résistance. Paroles de citoyens et militants des Glières.

 

Annie d’Annecy

 

« Je suis venue à titre personnel à ce week-end. Je ne représente personne. Je suis simplement citoyenne. Je crois qu'on assiste depuis des décennies à une dégradation de la notion de collectif et à une promotion non pas de l'individu mais de l'individualisme. Le capitalisme se nourrit de cela. C'est pour cela que nous devons préciser ce que nous entendons par défense du collectif. Ici aux Glières, nous nous retrouvons autour de l'esprit de résistance né avec la création du CNR. Mais le Conseil National de la Résistance avait réussi à trouver un message universel dépassant l'analyse des différents partis et opinions de l'époque. Des valeurs d'égalité et de liberté. Je ne suis pas encore sûre que ces valeurs collectives soient tout à fait présentes aujourd'hui dans la multitude des associations, collectifs, et organisations politiques qui se retrouvent ici. L'analyse est commune, mais il faut sortir  de ces mouvements collectifs personnalisés. Seul un message universel commun, affirmé et déclamé pourra permettre cette réunion et l'essor d'un esprit de résistance réelle et efficace. Ce genre de rendez vous peut permettre de créer ce lien ».

 

Isabelle Velarde, quarante six ans, membre de l’association Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui (CRHA), animatrice de la discussion « droit des femmes, droit des étrangers, urbanisme, droit de la terre et paysans », Samedi 18 Mai 2013, dans le cadre du forum des résistances.

 

« Cette année, c'est la première fois que le Réseau Citoyen Résistant (RCR) participe activement à l'organisation des débats du forum des résistances. Et l'idée est vraiment de construire des débats participatifs, car il me semble que c'est le lieu pour que les gens deviennent acteur des échanges d'idées et soient force de proposition. Et ça marche. Le public citoyen apprécie la méthode. Et finalement, les intervenants au débat sont beaucoup plus des personnes ressources qui permettent d'enrichir les échanges. C'est une forme de débat spécifique. Maintenant, sur le fond, il est très important de ne pas laisser toutes les choses qui émergent durant ces échanges, lettre mortes, que ce ne soit pas juste ponctuel. Le but est de faire du réseautage entre associations, de mettre les gens et les structures en relation de sorte qu'ils continuent à construire ensemble, après, une fois les débats clos. C'est tout le principe de la construction d'alternatives. Montrer que ça fonctionne et faire que les initiatives s'essaiment. C'est ça, selon moi, être résistant aujourd'hui. D'abord faire le constat de ce qui ne marche pas, de choses face auxquelles il faut résister et montrer par l'action qu'on peut faire autrement, c'est ca, l'acte de résistance. Constat. Opposition. Résistance. Alternatives. C'est faire de la politique ».

 

 

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BOUTEFLIKA AUX INVALIDES


http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5183308

 

Bouteflika « va rentrer bientôt » (Mourad Medelci)

 

A défaut de montrer des images du président Abdelaziz Bouteflika, ce qui serait la manière la moins contestable de faire taire les rumeurs, les responsables ont décidé d'occuper le terrain, d'Alger à Addis-Abeba.

Après le premier ministre Abdelmalek Sellal, le président du sénat Abdelkader Bensalah, c'est au tour du ministre des affaires étrangères Mourad Medelci de sortir de sa léthargie médiatique pour essayer de rassurer une opinion algérienne, très perturbée par la multiplication « d'informations » contradictoires, que les réseaux internet amplifient de manière considérable, rendant totalement inopérante la communication « datée » des officiels algériens. D'Addis-Abeba où il participe au sommet du cinquantenaire de l'Union Africaine, Mourad Medelci a annoncé que le président Bouteflika va « rentrer bientôt » en Algérie. Dans une déclaration à Radio France International (RFI), Mourad Medelci a affirmé que les « nouvelles sont bonnes », en relevant que « les différentes chaînes (de télévision) le confirment. Après les errements dus à quelques déclarations, autant fausses que malhabiles, la vérité a repris le dessus. L'état de santé du président, qui était déjà annoncé comme étant bon, se confirme aujourd'hui, fort heureusement. Il va rentrer bientôt en Algérie, pour l'instant, il est encore en France, pour quelques jours de convalescence ».

Après le quai d'Orsay qui avait confirmé que le président algérien se trouvait en France, le ministère français de la défense a indiqué, Mardi 21 Mai 2013, qu'Abdelaziz Bouteflika avait quitté l'hôpital Val de Grâce de Paris où il se trouvait, depuis le 27 avril dernier, après un mini AVC. Selon le ministère français, le président Bouteflika a été transféré dans un autre établissement militaire de la capitale française pour « y poursuivre sa convalescence ». Le ministère de la défense français n'a pas précisé le nom de l'établissement mais un membre du gouvernement français avait indiqué qu'il s'agissait des Invalides.

UNE « INFORMATION RUMEUR » DEFERLANTE

Le peu d'informations sérieuses, distillées au compte gouttes, a servi à démentir des informations très alarmistes qui faisaient état d'un « coma profond » sans pour autant lever les interrogations sur l'état de santé du président et sur sa capacité à exercer ses fonctions. Les responsables algériens ont constaté que les « informations rumeurs » relayées par les réseaux se sont transformées en déferlantes et ont dû monter au créneau pour essayer de les endiguer.

Abdelmalek Sellal a lancé l'offensive, au lendemain de l'épisode de « Mon Journal » qui avait affirmé que le président avait été ramené à Alger dans un « coma profond », en relevant que « le pronostic vital » du président n'avait jamais été engagé. Mais il était clair que le « pronostic vital » de la communication officielle était, lui, bien engagé, la situation créée par l'évacuation du président, dans un hôpital étranger, ne pouvait être traitée avec de l'amateurisme. Le mot d'ordre est bien d'essayer d'occuper le terrain à défaut de pouvoir donner des informations visuelles qui feront taire, ou réduire, les spéculations.

LA PRUDENCE D'OULD KHELIFA

Mardi, le président de l'Assemblée Populaire Nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a choisi de s'attaquer à ceux qui évoquent la mise en œuvre de l'article quatre vingt huit de la constitution sur l'empêchement pour des raisons de santé et a critiqué « certaines parties qui veulent exploiter la maladie du président de la république » et les a appelé à « faire preuve d'un minimum d'éthique et de respect de l'autre. Tout être humain peut être exposé à la maladie », a ajouté Mohamed Larbi Ould Khelifa qui a tenu à saluer la position « louable du Front des Forces Socialistes (FFS) et celles de certains partis qui ont fait preuve d'un haut sens d'éthique ». Le FFS s'est, en effet, abstenu de s'impliquer sur le sujet, ses dirigeants estimant au fond que c'est l'Etat, en entier, qui est « malade ». Larbi Ould Khelifa s'est abstenu de dire que le président sera « bientôt » en Algérie comme l'a fait Mourad Medelci. Il s'est contenté de dire prudemment que le président de la république « sera de retour en Algérie après son rétablissement ».

 

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mercredi, mai 22 2013

ANDRIEUX KUCHEIDA ET DALONGEVILLE


Trois ans de prison, dont un an ferme, pour une députée socialiste de Marseille


MARSEILLE (Reuters) - Le Parti Socialiste a enjoint mercredi la députée de Marseille Sylvie Andrieux de se mettre provisoirement en congé du parti après sa condamnation mercredi à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour détournements de fonds publics.

Le tribunal correctionnel de Marseille a également infligé à l'élue socialiste, qui a fait appel, une amende de cent mille euros et cinq ans d'inéligibilité.

Elle a été reconnue coupable d'avoir fait verser environ sept cent quarante mille euros d'argent public à des associations fictives de sa circonscription pour obtenir les voix d'électeurs entre 2005 et 2008, lorsqu'elle était vice-présidente du Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur.

Harlem Désir, premier secrétaire du Parti Socialiste, lui a aussitôt demandé de se mettre « en congé du parti le temps de la procédure en appel ».

« Si elle ne le faisait pas, je proposerais au bureau national sa suspension, le temps de la procédure d'appel, comme le prévoit la charte éthique adoptée au congrès du Parti Socialiste de Toulouse en cas de condamnation en première instance pour des faits aussi graves », a-t-il dit à la presse.

Mais pour la présidente du Front National, Marine Le Pen, Sylvie Andrieux doit aussi avoir « la décence minimum de démissionner de son mandat de députée ».

Le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis, cinquante mille euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité à l'encontre de l'élue socialiste.

« DÉCISION INJUSTE », DIT ANDRIEUX

Dans un communiqué, Sylvie Andrieux qualifie de « décision injuste » le jugement du tribunal et annonce qu'elle fait appel.

« Je n'ai commis aucun des faits qui me sont reprochés et je vais consacrer toute mon énergie à en faire la démonstration devant la cour d'appel », déclare-t-elle.

Des peines allant de trente mois de prison ferme à six mois avec sursis ont été prononcées à l'encontre des vingt et un autres prévenus qui ont comparu à ses côtés au mois de mars.

« Cette décision est une reconnaissance des faits. Elle montre que la région a été escroquée, c'est une décision satisfaisante », a estimé Gilles Gauer, l'avocat du conseil régional.

La cour a également accordé à l'institution sept cent seize mille cinq cent quatre vingt treize euros de dommages, que les prévenus devront solidairement verser en réparation du préjudice subi.

Durant les trois semaines d'audience, Sylvie Andrieux s'est défendue d'avoir tiré profit des subventions accordées par la collectivité.

Fidèle à son système de défense depuis le début de l'instruction, elle s'est tout au long du procès défaussée sur l'action des fonctionnaires et a minimisé son pouvoir réel face à la puissance administrative.

La condamnation de Sylvie Andrieux fait suite à celle, mardi, à trente mille euros d'amende pour abus de bien social de l'ancien député socialiste et maire de Liévin (Pas De Calais), Jean-Pierre Kucheida.

Lundi, s'ouvrira devant le tribunal correctionnel de Béthune (Pas De Calais) le procès de Gérard Dalongeville, ancien maire socialiste d'Hénin-Beaumont, fief de Marine Le Pen, pour faux, usage de faux, détournements de fonds et fausses factures.

Pour la dirigeante du Front National, qui entend placer « le grand ménage des subventions publiques » au centre de sa campagne des municipales de 2014, le Parti Socialiste est « embourbé ici et là dans une multitude d'affaires qui mettent en cause la moralité de nombre de ses élus et responsables locaux ».

 

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HUIT CANDIDATS A LA PRESIDENCE IRANIENNE


Rafsanjani et Mashaie exclus de la présidentielle en Iran


DUBAI (Reuters) - Le conseil des gardiens de la révolution n'a pas retenu la candidature d'Ali Akbar Hachemi Rafsanjani à l'élection présidentielle du 14 juin en Iran, rapporte mardi l'agence de presse officieuse Fars.

Esfandiar Rahim Mashaie, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, ne figure pas non plus sur la liste des candidats retenus, qui compte huit noms dont celui de l'ancien négociateur sur le nucléaire Saeed Jalili, ajoute l'agence qui cite le ministère de l'Intérieur.

Ces décisions font que le scrutin du mois prochain verra principalement s'affronter des candidats conservateurs fidèles au Guide de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei.

Figure emblématique de la scène politique iranienne, Rafsanjani a été président de la République islamique de 1989 à 1997.

A l'époque, il s'était heurté aux conservateurs hostiles à ses projets d'ouverture économique et diplomatique mais c'est son engagement en faveur des réformateurs lors du scrutin de 2009 qui lui a valu l'isolement dont il voulait émerger aujourd'hui.

Mashaie, pour sa part, est considéré par les conservateurs comme un "déviationniste" soupçonné de vouloir brider l'influence des religieux au bénéfice d'un régime plus nationaliste.

Les candidats retenus sont Saeed Jalili ; l’ancien ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati, aujourd'hui conseiller de Khamenei ; le maire de Téhéran Mohammad Baqer Qalibaf, lui aussi un fidèle du Guide ; Mohsen Rezaie, ancien chef des gardiens de la révolution ; Gholam Ali Haddad Adel, autre conseiller de Khamenei ; Hassan Rohani, ex-négociateur sur le nucléaire, proche de Rafsanjani ; l’ancien ministre des télécommunications Mohammad Gharazi et Mohammad Reza Aref, le seul réformateur de la liste, ancien vice-président de Mohammad Khatami qui remporta de larges victoires aux présidentielles de 1997 et 2001.

UN SCRUTIN TEST

La semaine dernière, une centaine de parlementaires conservateurs fidèles à l'ayatollah Khamenei avaient lancé une pétition visant à interdire les candidatures de Rafsanjani et de Mashaie.

Dans une lettre adressée au conseil des gardiens de la révolution, organe formé de membres du clergé chiite et de juristes chargé de sélectionner les candidats, ils estimaient que les deux hommes n'étaient pas dignes de briguer les suffrages des électeurs.

Les courants réformistes ont été mis sous le boisseau ou marginalisés depuis la réélection contestée d'Ahmadinejad en juin 2009 et le prochain président devrait être issu du premier cercle des fidèles de Khamenei.

Parmi ces derniers, Gholam Ali Haddad Adel, député et ancien président du Majlis (Parlement), avait été le premier à se porter officiellement candidat.

Ali Khamenei, qui a le dernier mot sur toutes les grandes décisions en Iran, est en principe au-dessus de la mêlée politique. Mais on pense qu'il souhaite que la présidence revienne à l'un de ses plus proches fidèles après les deux mandats agités de Mahmoud Ahmadinejad.

Le scrutin du 14 juin sera un test pour la république islamique alors que la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad avait donné lieu en 2009 aux plus importantes manifestations de rue depuis le renversement du chah en 1979 par un régime théocratique.

 

 

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mardi, mai 21 2013

PEUPLES UNIS CONTRE LA TROIKA


Peuples unis contre la troïka

Manifestation internationale Samedi Premier Juin 2013

Les politiques d'ajustement brutales et inhumaines imposées par la troïka du pouvoir financier (la Banque Centrale Européenne, le Fonds Monétaire International et la Commission Européenne) avec l'aide et la complicité des gouvernements d’Europe sont à l'origine de la plus grande crise de la démocratie dans les dernières décennies. Des millions de gens sont condamnés au chômage, à la pauvreté et à la mort par la dette illégitime et impayable, et qui est surtout privée, des banques, des grandes entreprises et des institutions financières. Le plan de sauvetage européen des banques, garanti par les Etats, qui privatise une fois de plus les profits et socialise les pertes, exige des coupes budgétaires sanglantes.

Divers groupes d’Espagne, France, Italie, Grèce, Chypre, Irlande, Grande Bretagne, Ecosse, Allemagne et Slovénie, réunis à Lisbonne Vendredi 26 Avril 2013, à l’invitation du mouvement portugais « Que se Lixe a Troïka » a décidé de lancer un appel à une manifestation internationale décentralisée Samedi Premier Juin 2013 contre les politiques d'ajustement du déficit sous le slogan « Peuples unis contre la troïka »

Le mouvement du 15 mai de Valladolid rejoint la manifestation « Peuples unis contre la troïka » Samedi Premier Juin 2013 et lance un appel aux organisations et aux personnes de notre ville afin de participer ensemble, à la fois dans l'appel, comme dans tout ce qui est fait pour l'action. Tous ceux qui sont intéressés, venez Mercredi 22 Mai 2013 Plaza Fuente Dorada à 20  heures, où aura lieu la première réunion préparatoire.

 

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lundi, mai 20 2013

RENDRE LES CLES DU MALI AU PEUPLE MALIEN


http://www.crid.asso.fr/spip.php?breve148


Communiqué sur le refus de visa d’Aminata Traoré

Lundi 6 Mai 2013

Suite au refus de la France de délivrer un visa à Aminata Traoré, le Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID) a rédigé le communiqué suivant :

Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture du Mali et militante alter mondialiste, s’est vue refuser le renouvellement de son visa de circulation par le consulat de France, alors qu’elle devait se rendre en France et en Allemagne à l’occasion de plusieurs conférences mi avril.

Nos organisations considèrent que le droit à l’expression est indispensable au débat démocratique, y compris quand il s’agit d’un point de vue critique sur la politique menée par le pays concerné par l’octroi du visa. Doit-on penser qu’il y a un lien entre les positions publiques d’Aminata Traoré sur l’intervention de la France au Mali et ce refus de visa ?

Nos organisations, alors même que leurs appréciations et positions publiques sur l’intervention de la France au Mali et ses prolongements actuels peuvent être différentes, désapprouvent unanimement qu’une personne dont les apports dans les débats internationaux et les liens avec les mouvements de solidarité internationale sont incontestables, soit ainsi privée de parole en étant privée de visa.

Elles réaffirment leur attachement à la liberté d’expression, à la nécessité de débats citoyens et transparents sur des questions aussi graves qu’une intervention militaire de cet ordre et au droit de circulation des personnes.

Organisations signataires : ADER, AITEC, ATTAC France, Avenir Social, CCFD Terre Solidaire, CGT, CRID, Eau Vive, Emmaüs International, Fédération Artisans du Monde, France Amérique Latine, France Libertés, Mouvement de la Paix, MRAP, Peuple et Culture, Ritimo, Terre des Hommes France, Survie, UJFP

 

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ATTEINTE A LA SECURITE DE L ETAT ALGERIEN


http://www.liberte-algerie.com/actualite/hicham-aboud-accuse-d-atteinte-a-la-securite-de-l-etat-apres-la-suspension-de-ses-journaux-pour-un-dossier-sur-la-sante-du-president-200115


Après la suspension de ses journaux pour un dossier sur la santé du président, Hicham Aboud accusé d’« atteinte à la sécurité de l’Etat »

Par Mohamed Mouloudj

Le ministère de la Communication, visiblement dépassé par la tournure prise par cet acte de censure, a tenté d’en minimiser la portée.

Après la censure des deux quotidiens,  « Mon Journal » et « Djaridati », appartenant à Hicham Aboud, par le ministère de la communication, sous prétexte que les deux journaux ont diffusé des informations relatives à la santé de Bouteflika, le parquet général près la cour d'Alger s’est  saisi de l’affaire et a ordonné des poursuites judiciaires à l’encontre du directeur de la publication des deux quotidiens.

Il est, en effet, poursuivi pour « atteinte à la sécurité de l'État, à l'unité nationale et à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions », précise un communiqué du parquet. Le même communiqué souligne, par ailleurs, qu’Hicham Aboud « a tenu des propos tendancieux sur certaines chaînes d'information étrangères, dont France 24, sur l'état de santé du président de la république ».

Selon toujours le parquet, il a déclaré que l’état de santé du chef de l’État « serait dégradé, allant jusqu'à déclarer qu’il serait dans un état comateux et compte tenu de l'impact négatif direct de ces rumeurs sur l'opinion publique nationale et internationale et eu égard au caractère pénal de ces propos infondés, le parquet général près la cour d'Alger a ordonné des poursuites judiciaires à l'encontre du concerné ».

De son côté, le ministère de la communication, visiblement dépassé par la tournure prise par cet acte de censure, a tenté, dans l’après-midi, d’en minimiser la portée en expliquant qu’ « il n’a jamais été question de censure ».

Le ministère n'a donné « aucun ordre de censure » de ces quotidiens qui continueront à être imprimés par les imprimeries publiques, a-t-on indiqué de même source. « C’est le directeur de ces publications qui a initialement accepté de renoncer à leur impression après les observations qui lui ont été faites sur le non-respect de l'article quatre vingt douze de la loi organique relative à l'information », a ajouté à l’APS la même source. Aussi, le ministère s’étonne « de la campagne lancée par le directeur du journal » qui a indiqué que ses journaux ont été saisis samedi soir à l'imprimerie. Les deux journaux « donnaient des informations erronées et totalement fausses » sur l'état de santé du président de la république, Abdelaziz Bouteflika, a encore ajouté la même source, sous le sceau de l’anonymat.

L’affaire de la censure des deux quotidiens d’Aboud Hicham remonte à samedi, lorsque le responsable de l’imprimerie aurait informé le ministère de la communication que les deux titres comportaient un dossier, sur deux pages, traitant de l’état de santé de Bouteflika. Les deux quotidiens ont consacré, en effet, un dossier sur la santé du chef de l’État, où il était mentionné que « Bouteflika est rentré au pays le mercredi vers 3 heures du matin et serait dans un coma profond ».

Aussitôt les deux journaux envoyés à l’imprimerie, le ministre de la communication, averti par le responsable de l’imprimerie, avait demandé de retirer les deux pages du dossier de chaque quotidien. Pour le responsable des deux quotidiens, il était techniquement impossible de les retirer. D’ailleurs, ils ont préféré ne pas imprimer les journaux et ne pas diffuser l’information sur les sites des deux quotidiens. « Je suis respectueux de la santé du président », nous a déclaré hier matin Hicham Aboud, directeur de publication de « Mon Journal » et de « Djaridati ». « S’il s’agissait d’un dossier sur la corruption ou la malversation, je l’aurais publié sur le net et sur les journaux le lendemain », a-t-il ajouté. Pour lui, « cet acte est pire que la censure ». Il s’agit d’« une interdiction de parution », a-t-il estimé.

À propos des informations contenues dans le dossier, Hicham Aboud estime que « ce scoop est une pure vérité. Ils ne pouvaient pas me démentir », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « s’ils avaient la possibilité de démentir mes propos, ils auraient diffusé des images du président à la télévision, comme ils l’ont fait en mars 2010, lors de la venue de Zidane. Ce qu’ils ont fait est grave », a-t-il insisté, avant de préciser que « c’est la première fois qu’un journal est interdit de parution depuis le retour de Bouteflika aux affaires ». Pour Hicham Aboud, « c’est une maladresse qui n’est autre que la conséquence de la mauvaise gestion de la communication officielle ». Cette mauvaise gestion de la communication « concerne le pays depuis belle lurette », a-t-il encore ajouté. À propos de la santé de Bouteflika et les informations répandues par les officiels, Hicham Aboud estime que le président est élu par le peuple. Donc, indique-t-il, « le peuple a le droit de savoir qu’en est-il de la santé de celui qu’il a élu ».

Pour rappel, le chef de l’État est hospitalisé depuis le 27 avril à l’hôpital militaire français du Val-de-Grâce pour « un accident ischémique transitoire » qui ne laisserait, selon ses médecins, « aucune lésion irréversible ». Les informations relayées sur la santé du président se contredisent et ouvrent ainsi la voix à toutes les spéculations. Depuis le séjour du chef de l’État au Val-de-Grâce, il est difficile de faire la part de la vérité et de la rumeur, tant que les informations rapportées à ce propos sont sujettes à contradiction et que la communication officielle, très réservée sur le sujet, ne fait état que de l’amélioration de l’état de santé de Bouteflika, mais de l’autre côté, les algériens s’interrogent sur les raisons de cette absence prolongée du président.

 

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LA BATAILLE DE KOUSSAIR


Témoignages divergents sur l’issue de l’offensive de Koussaïr


AMMAN (Reuters) - Une trentaine de combattants du Hezbollah libanais et vingt militaires ou miliciens syriens fidèles au régime de Bachar al Assad ont trouvé la mort dimanche dans l'assaut de Koussaïr qui a été repoussé, a-t-on appris lundi auprès d'opposants.

La presse officielle syrienne dresse un tout autre tableau au lendemain de l'offensive, lancée pour reprendre cette ville stratégique que les insurgés utilisent comme pôle logistique entre la frontière libanaise, située à une dizaine de kilomètres, et la province centrale de Homs.

Selon l'agence de presse officielle Sana, les forces gouvernementales ont « rétabli la sécurité et la stabilité dans la plupart des quartiers » de Koussaïr et « poursuivent les terroristes qui lui ont échappés dans le quartier nord ».

Les insurgés assurent quant à eux avoir fait échec à l'opération lancée dimanche au sud et à l'est de la ville. Au moins quatre chars de l'armée syrienne et cinq véhicules légers du Hezbollah ont été détruits, précisent-ils sans avancer le bilan de leurs pertes.

L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), proche de l'opposition, fait état de quarante huit rebelles et de quatre civils tués, dont trois femmes. Selon son directeur, Rahim Abdourahman, les combats ont fait vingt trois morts et soixante dix blessés dans les rangs du Hezbollah.

SIX PERSONNES TUÉES DANS LA MATINÉE

Les combattants du mouvement chiite libanais « ont fait des incursions dans Koussaïr, mais sont maintenant revenus d'où ils sont partis, aux bases des services de sécurité qui se trouvent à l'est de Koussaïr et à un barrage routier au sud », a quant à lui déclaré un opposant local nommé Tarek Moureï.

« Les lance-roquettes multiples du Hezbollah tirent désormais sur Koussaïr depuis le territoire syrien à l'ouest du fleuve Oronte, tout comme l'artillerie syrienne. Six personnes ont été tuées depuis ce matin », a-t-il ajouté.

Le secteur de Koussaïr revêt une importance stratégique pour Damas qui veut ouvrir un corridor entre la plaine libanaise de la Bekaa, bastion du Hezbollah soutenu par l'Iran, et les régions de la côte syrienne où vivent de nombreux alaouites, communauté issue de l'islam chiite à laquelle appartient le président syrien Bachar al Assad.

Outre les tirs d'artillerie très nourris, des avions syriens ont bombardé la ville où on a compté jusqu'à cinquante impacts à la minute, dimanche, selon un autre opposant sur place.

Dans une tentative de contre-attaque, les rebelles ont enlevé le père du vice ministre des affaires étrangères, Faiçal Mekdad, dans la province de Deraa, dit-on de source proche de l'opposition.

 

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DE KAIROUAN A ETTADAMEN

 

Heurts entre policiers et salafistes en Tunisie, un mort

 

TUNIS (Reuters) - Un manifestant est décédé et plusieurs autres ont été blessées dimanche en Tunisie lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et des salafistes protestant contre l'interdiction du rassemblement annuel de leur organisation, Ansar al Charia.

Ansar al Charia est qualifiée de « menace pour la société » par le gouvernement islamiste modéré et soutient ouvertement al Qaïda. Elle est considérée comme l'organisation islamiste la plus radicale apparue en Tunisie depuis la « révolution du jasmin » qui a renversé début 2011 le régime du président Zine ben Ali.

Les violences ont éclaté à Tunis et à Kairouan, une ville du centre du pays où le rassemblement était initialement programmé ce dimanche.

Un homme âgé de vingt sept ans participant à une manifestation pro islamiste est décédé dans la banlieue tunisoise d'Ettadamen à la suite d'affrontements avec les forces de l'ordre, rapporte l'agence de presse officielle Tunis Afrique Presse (TAP) sans préciser les circonstances exactes de sa mort.

Un journaliste de Reuters a fait état de son côté de plusieurs blessés lors d'accrochages avec la police lors de la manifestation dans la banlieue d'Ettadamen.

Les violences se poursuivaient dans la soirée de dimanche alors qu'elles avaient diminué d'intensité à Kairouan s'étaient apaisées

A Kairouan, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour repousser des centaines de jeunes manifestants qui leur lançaient des pierres. La plupart des commerçants, anticipant des violences, avaient fermé boutique.

Des incidents similaires se sont produits à Tunis, où la police a lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l'air pour disperser quelque cinq cent salafistes qui chantaient « à bas le tyran » dans le quartier d'Ettadamen.

Des manifestants ont incendié des voitures et remplacé un drapeau tunisien par un drapeau noir d'al Qaïda. Le métro et les autobus ont cessé de circuler, tandis que des avions militaires survolaient le quartier. Les violences ont gagné au moins deux autres secteurs de la capitale, selon des témoins.

LA FEMEN AMINA ARRÊTÉE

Ansar al Charia a par ailleurs annoncé l'arrestation de son porte-parole, Saïfeddine Raïs, ce que des sources sécuritaires ont confirmé, sans en préciser ni le moment, ni le lieu.

Le ministère de l'intérieur a interdit vendredi le rassemblement de Kairouan en expliquant dans un communiqué que le mouvement salafiste « fait preuve de mépris envers les institutions de l'Etat, incite à la violence contre elles et représente une menace pour la sécurité publique ».

Le premier ministre, Ali Larayedh, a déclaré le lendemain qu'Ansar al Charia était liée au terrorisme. Le groupe est dirigé par Saïfallah Benahssine, alias Abou Iyadh, un ancien combattant d'al Qaïda en Afghanistan recherché par la police qui l'accuse d'avoir orchestré une attaque contre l'ambassade américaine à Tunis, qui a fait quatre morts en septembre dernier.

D'après SITE, organisme de surveillance des sites islamistes, Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI, filiale d'al Qaïda en Afrique du Nord et au Sahel) a encouragé les islamistes tunisiens à poursuivre « sur la bonne voie » et à faire attention aux provocations du pouvoir.

Ansar al Charia a fait savoir que l'organisation tiendrait la semaine prochaine son congrès à Kairouan.

Les autorités tunisiennes ont également attribué à un militant salafiste l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, qui avait provoqué en février les plus importantes manifestations depuis la « révolution de jasmin » début 2011.

Dimanche, le ministère de l'intérieur a par ailleurs annoncé l'arrestation d'Amina, la jeune femme inspirée par le mouvement Femen qui a suscité une polémique en s'exposant nue sur sa page Facebook. Elle a été interpellée après avoir accroché une bannière féministe au mur d'une mosquée de Kairouan et tenté de dénuder sa poitrine.

 

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dimanche, mai 19 2013

ETAT DE SANTE DE BOUTEFLIKA


http://www.elwatan.com/actualite/en-raison-d-un-dossier-sur-l-etat-de-sante-de-bouteflika-monjournal-et-djaridati-interdit-de-parution-18-05-2013-214219_109.php


En raison d’un dossier sur l’état de santé de Bouteflika, « Monjournal » et « Djaridati » interdits de parution

Samedi 18 Mai 2013

Les deux quotidiens appartenant à Hicham Aboud, « Monjournal » et « Djaridati », viennent d’être interdits de parution par le ministère de la communication, en raison d’un dossier consacré à l’état de santé de Bouteflika.

Les numéros du Dimanche 19 Mai 2013 des quotidiens « Monjournal » et « Djaridati », ont été saisi ce samedi soir à l'imprimerie et interdit de parution, sur décision du ministère de la communication, qui a demandé à l'éditeur de retirer les deux pages de chaque numéro, consacrées à Bouteflika.

Selon Hicham Aboud, c’est l’imprimeur qui a alerté le ministère, lorsqu’il a découvert le dossier traitant de l’état de santé du président Bouteflika. Hicham Aboud explique que ce dossier repose sur des informations vérifiées, faisant état de la détérioration de l'état de santé du président qui serait dans « un coma profond qui pourrait durer des semaines ».

Le ministère de la communication a demandé à Hicham Aboud de retirer les deux pages, s’il voulait que son journal soit imprimé, ce qu’il a refusé de faire. « Techniquement, il était impossible de remplacer les deux pages, même si on le voulait » nous a déclaré l’éditeur.

Ce dernier trouve ridicule le comportement de l’imprimeur, qui a demandé au responsable de production du quotidien de signer une décharge dans laquelle il est mentionné que c’est l’éditeur qui refuse d’imprimer son journal.

C'est le premier acte de censure et de saisie d'un journal depuis plusieurs années.

Cette situation prouve que le pouvoir ne sait plus comment gérer l'information sur la santé du président.

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CONGRES DU CAIRE CONTRE ACCORD DE GENEVE


http://syrie.blog.lemonde.fr/2013/05/15/des-opposants-rappellent-les-objectifs-et-les-defis-de-la-revolution-en-syrie


Des opposants rappellent les objectifs et les défis de la révolution en Syrie

Mercredi 15 Mai 2013

Une quinzaine de personnalités politiques syriennes, indépendantes ou représentant de partis, organisations et mouvements, ont diffusé un texte en dix points dont elles espèrent que, comme il l'a fait parmi elles, il obtiendra un large consensus dans les rangs de l'opposition.

Révolution de la liberté, de la dignité et de la justice entamée au mois de mars 2011, la révolution syrienne doit l’emporter quels que soient les sacrifices à consentir. Elle doit renverser le régime en place, autoritaire, criminel et corrompu, qui n'a pas sa place dans la Syrie de l'avenir.

Née de la résistance armée imposée à notre révolution populaire pacifique par les crimes du régime, l'Armée Syrienne Libre  est un pilier essentiel de la révolution. Il ne faut ménager aucun effort pour unir ses rangs et l'organiser sous un commandement militaire légitime. Celui-ci doit être soumis à l'autorité politique, de manière à garantir de sa part le respect des objectifs de la révolution : le renversement du régime et l'édification d'un Etat civil démocratique. Nous exprimons ici notre refus de toute idéologie radicale adventice, dont les buts ne peuvent qu'être en contradiction avec ceux de la révolution syrienne : la liberté, la dignité, la justice, l'égalité entre tous les syriens et la mise en place d'un Etat démocratique civil moderne.

Mus par leur attachement à la patrie et la solidarité humaine, les syriens aimant leur pays ne doivent lésiner sur aucun moyen susceptible de mettre un terme aux souffrances du peuple, interrompre l'effusion de sang, protéger l'unité du territoire et du peuple syrien, préserver le pays des destructions supplémentaires que cherche à lui imposer le régime, et empêcher les agressions extérieures. Cela nous impose à tous d’envisager avec le plus grand sérieux les possibilités de solution politique, en accord avec le contenu des deux documents  adoptés par le congrès de l'opposition syrienne tenu au Caire en juillet 2012 : le document d'entente nationale et les caractéristiques de la période intérimaire.

Nous nous considérons nous-mêmes engagés par ces deux documents. Ils ambitionnent de faire de la Syrie de l'avenir un Etat civil démocratique pluraliste moderne, fondé sur la citoyenneté et les libertés. Tous les citoyens de cet Etat, les femmes comme les hommes, participent à sa réalisation et y disposent des mêmes droits et des mêmes devoirs, sans nulle distinction religieuse, confessionnelle, ethnique ou politique. Nous demandons avec insistance à tous les signataires de ces deux documents de réaffirmer leur engagement à respecter ce qui y figure.

Nous considérons comme une obligation nationale d'une extrême importance, dans la période que traverse actuellement la lutte du peuple syrien, de préserver la coalition nationale des forces de la révolution et de l'opposition syrienne et de remédier à ses défauts de fonctionnement.Il est nécessaire de l'élargir pour la rendre plus équilibrée et préserver l'entente nationaleplus que jamais indispensable. La coalition se doit d’institutionnaliser son action et de faire tout ce qui est en son pouvoir pour assumer les missions fondamentales qu'elle s'est fixées. Elles visent à soutenir la résistance du peuple syrien à l'intérieur du pays et à l'extérieur.

Nous estimons que l'ensemble des forces ayant opté pour la révolution, qu'elles soient politiques, sociales ou engagées sur le terrain, doivent serrer les rangs. Elles doivent unifier leurs discours. Elles doivent veiller avec le plus grand soin à établir un consensus national sur l'ensemble des questions figurant sur l'agenda de la révolution syrienne, de l'étape intérimaire à l'instauration des règles du nouvel Etat que nous appelons de nos voeux. Nous demandons donc à tous de renoncer aux compétitions partisanes ou catégorielles, de se défaire de la logique de suprématie, de l'égoïsme et de la volonté de revanche, jusqu'au moment où la nation en aura fini avec le drame actuel. Ayant contribué à la victoire de la révolution et à la construction du nouveau pacte national, il sera possible à tous d'insérer la légitime concurrence politique dans le cadre de l'Etat civil démocratique pluraliste moderne.

Nous croyons à la nécessité de faire revivre, de développer et d’unifier le courant démocratique civil au sein et hors de la coalition, sans autre réserve préalable que sur la base de l'engagement envers les objectifs de la révolution.

Le projet national incarné dans la victoire de révolution de la liberté et de la dignité et dans la réalisation de l'avenir souhaité appartient à tous les syriens, y compris ceux qui travaillent dans l'appareil d’Etat, les membres du parti Baath et les autres forces politiques, civiles et sociales n'ayant pas trempé dans les crimes commis contre les fils du peuple syrien. Ils sont tous invités à participer à ce projet, mais ni Bachar al Assad, ni les piliers de son régime ne peuvent les représenter.

Nous pensons que toute prise de distance avec ce régime est un acte noble, un sacrifice qui mérite estime et considération. Tous doivent contribuer à faciliter les défections et à accueillir les déserteurs dans les rangs de la révolution, en leur offrant le soutien et les aides dont ils ont besoin.

Le comportement criminel du régime confronté à la révolution pacifique de notre peuple a abouti à rendre la situation en Syrie de plus en plus complexe et l'ont soumise à la contradiction des intérêts et des projets régionaux et internationaux. Nous croyons qu'il est du devoir de tous les syriens de préserver l'indépendance de la décision nationale, et d'édifier les relations de la révolution syrienne et de l'Etat syrien aux plans régional et international sur une base solide de principes moraux et humains et d'intérêts partagés.

Signataires

Riyad Seif (Coalition Nationale), Tawfiq Dounya (Coalition Nationale), Nada al Khach, Walid al Bounni (Coalition Nationale), al Hareth al Nabhan (Coalition Nationale), Jaber Zou’ayyen (Comités Locaux de Coordination), Bassam Yousef (Mouvement Ma’an),      Oqab Yhaya (Bloc National Démocratique), Mouwaffaq Nayrabiyyeh (Courant Mouwatana), Qasem al Khatib (Union Socialiste Arabe), Tha’er Mousa (Congrès Koullou Na Souriyyoun), Chadi al Khach (Courant de l’Union Nationale), al Mou’tasem al Sioufi (Organisation Générale de la Révolution), Rima Fleihan (Comités Locaux de Coordination)

 

 

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LA PREPARATION DES MUNICIPALES A BEZIERS


http://www.midilibre.fr/2013/05/18/le-front-de-gauche-rentre-dans-le-jeu,699239.php


Le Front De Gauche rentre dans le jeu des élections municipales à Béziers

Samedi 18 Mai 2013

Alors que les communistes réclamaient une union de la gauche dès le premier tour, contrairement à leurs partenaires du Parti de Gauche qui projetaient de monter leur propre liste, les deux clans se sont retrouvés cette semaine avec une même volonté. Explications.

C’est un « ancien » communiste qui a réussi l’exploit de rassembler le Front De Gauche à Béziers. Alors que le PCF et le Parti de Gauche n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur la stratégie à adopter en vue des élections municipales, le soutien annoncé de Jean Claude Gayssot à Agnès Jullian a déclenché, cette semaine, une salve de réactions à l’extrême-gauche.

C’est Aimé Couquet qui a tiré le premier. D’abord pour dénoncer l’attitude de son ex-camarade, qu’il considère vendu à la solde du capitalisme si l’on lit entre les lignes. Le conseiller municipal d’opposition a rappelé que l’élue régionale que l’ancien ministre entend soutenir « est considérée à droite sur l’échiquier politique ». Couquet a encore dressé la liste des invités réguliers de l’EDEC, le cercle de réflexion de Gayssot, « des grands patrons d’entreprises publiques qui ne sont toutefois que de grands patrons ».

Un Parti Socialiste trop lent

Le rapport avec la liste d’union de la gauche que les communistes de la rue Voltaire appelaient de leurs vœux depuis plusieurs mois ? Ils craignent le résultat du long processus d’investiture du candidat socialiste. Si un élu régional, Zemmour ou Chevalier, sort du chapeau de l’élection primaire, qu’elle soit ouverte ou interne, la tentation de s’allier avec la liste d’Agnès Jullian sera grande. Le PCF Biterrois ne veut pas prendre le risque. « Nous ne pouvons plus attendre que le Parti Socialiste biterrois se décide, a déclaré Aimé Couquet à L’Hérault du jour. Il fallait réagir plus vite et, d’ores-et-déjà, travailler pour gagner Béziers. C’est ce que nous allons nous atteler à faire au Front De Gauche ».

C’est sur cette ligne que les autres composantes du Front De Gauche se sont retrouvées.

Vendredi, le Parti de Gauche a dressé un constat encore plus dur, plaçant Agnès Jullian à « la droite extrême de l’échiquier politique ». Rappelant : « elle est vice-présidente du MEDEF régional et membre du conseil d’administration de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie Méditerranée ouest. Or, l’UIMM disposait, en 1997, d’une caisse noire de plusieurs centaines de millions d’euros, créée par les patrons de la métallurgie, pour lutter contre les grèves ».

Une porte ouverte

Le Parti de Gauche est encore plus clair sur les conséquences : « si cette liste d’Agnès Jullian devait s’avérer être celle finalement du Parti Socialiste, le Parti de Gauche, en tant que partie prenante d’une liste Front De Gauche élargie ouverte au premier tour, s’opposera avec la dernière énergie à cette liste MEDEF en cas de deuxième tour ».

Voilà qui est clair, il y aura bien une liste Front De Gauche aux municipales en 2014. Même si Aimé Couquet a tout de même précisé que « si des socialistes se reconnaissent dans notre liste et veulent en faire partie, ils sont les bienvenus ». Comprenez, plutôt le clan Du Plaa. Les deux hommes avaient déjà discuté, ces dernières semaines, à un travail commun.

 

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GREVE GENERALE DE L EDUCATION EN ESPAGNE


http://www.ei-ie.org/fr/news/news_details/2556


L'école publique en grève pour cause de réforme éducative et de coupes budgétaires

Mercredi 8 Mai 2013

La plateforme nationale pour l'école publique a lancé un appel à la grève à tous les niveaux de l'enseignement pour Jeudi 9 Mai 2013.

La plateforme se compose des syndicats membres de l'Internationale de l'Education (FECCOO, FETE-UGT, STE et CSI-CSIF), sans compter des organisations d'étudiants, des associations de parents et des mouvements de rénovation pédagogique.

La communauté éducative espagnole veut ainsi exprimer son rejet unanime des projets de réforme imposés par le ministère de l’éducation et sa tête visible, Ignacio Wert. Ces réformes portent leurs attaques sur différents fronts: enseignement primaire et secondaire, enseignement universitaire et compétences éducatives des gouvernements locaux.

Réforme idéologique

En fait, la loi organisation d’amélioration de la qualité de l’enseignement (LOMCE) modifie en profondeur la loi organique actuelle de l’éducation (LOE, 2006), qui existe depuis six ans à peine. Pas une seule cohorte complète d’élèves n’a terminé sa scolarité selon ses préceptes et aucune évaluation n’a étudié son efficacité.

Pour les syndicats, les réformes défendent un modèle éducatif élitiste et rétrograde. Ainsi, les élèves sont très tôt orientés vers des filières éducatives de valeur différente et l’accès à l’enseignement supérieur est restreint, entraînant une hausse vertigineuse des droits d’inscription à l’université.

Parallèlement, la réalisation d’évaluations externes et de recensements des résultats tourne à l’obsession, sans s’occuper des processus et de la participation du corps enseignant. Le programme de cours est réduit, des matières entières et fondamentales disparaissant de la formation de l’individu. En outre, les compétences des gouvernements locaux en matière d’éducation sont amputées, en limitant au maximum la possibilité d’élaborer des politiques éducatives dans chaque région.

En somme, les syndicats avertissent que ces réformes ouvrent la voie à la privatisation déguisée de l’école publique.

Coupes budgétaires draconiennes

Depuis 2010, l’Espagne a perdu près d’un tiers des ressources consacrées à l’éducation, les coupes budgétaires ayant dépassé les six milliards trois cent millions d’euros. À tous les niveaux et à toutes les étapes de l’enseignement, des milliers d’emplois ont été supprimés et les conditions de travail des professionnels de l’éducation se sont dégradées.

En outre, les bourses et les aides aux personnes les plus défavorisées ont été fortement réduites, un grand nombre de mesures de soutien et de compensation ont été supprimées pour les élèves ayant le plus de difficultés et les droits d’inscription à certains niveaux d’enseignement, comme l’enseignement maternel, la formation professionnelle et l’université, ont augmenté de façon exorbitante.

Solidarité internationale

Lors du séminaire international qui s’est tenu à Lisbonne en mai, dans le cadre du congrès des affiliés de l’IE, la FENPROF, trente sept syndicats venus de vingt deux pays d’Amérique latine, d’Europe, d’Asie et d’Afrique ont soutenu une résolution présentée par les syndicats espagnols contre la LOMCE et les coupes dans le budget de l’éducation en Espagne.

L’IE a également apporté son appui aux syndicats espagnols et exprimé son soutien total dans la défense de l’enseignement public et de la profession enseignante.

« L’éducation en Espagne, et plus particulièrement l’enseignement public, se trouve dans une situation extrêmement périlleuse », a affirmé le secrétaire général de l’IE, Fred van Leeuwen.

« Il faut impérativement engager un débat et un large dialogue avec la communauté éducative afin d’analyser les problèmes réels du secteur et de rechercher les solutions les plus appropriées. »

 

 

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samedi, mai 18 2013

BRIGADE ANTI NEGROPHOBIE


http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1832


Solidarité avec la Brigade Anti Négrophobie

Mardi 14 Mai 2013

Alors qu’ils étaient invités à la commémoration officielle et annuelle des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, le 10 mai dernier, au jardin du Luxembourg, trois militants de la Brigade Anti Négrophobie, Almamy Kanouté (porte-parole du mouvement Émergence), Franco Lollia (porte-parole de la Brigade Anti Négrophobie) et Jessy ont été violemment arrêtés par la police et placés en garde à vue pour vingt quatre heures.

Libérés samedi peu avant midi, les militants qui devaient se présenter au commissariat du cinquième arrondissement lundi 13 mai pour déposer plainte, ont à nouveau été mis en garde à vue. Le premier est accusé de violences envers personne dépositaire de l’autorité publique, alors même qu’il souffre des séquelles des violences subies, les deux autres d’outrage et rébellion. Comme à chaque fois, les policiers se défendent en accusant leurs propres victimes.

De toute évidence, il s’agit là d’un acharnement politico policier qui n’a pas d’autre but, par ces multiples brimades que la mise au pas des mouvements des immigrations et des quartiers.

Le Parti des Indigènes de la République affirme sa totale solidarité avec la BAN qui mène son action avec détermination et confiance contre la négrophobie.

Le PIR appelle à la mobilisation du plus grand nombre aux côtés des frères mis en examen de même qu’il appelle à répondre aux éventuelles poursuites en justice par une vaste contre offensive politique contre le racisme et les discriminations.

 

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