Actualité: Convergence des luttes

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dimanche, février 5 2012

ANNULATION DE SOIXANTE DIX POUR CENT DE LA DETTE

 

http://www.reuters.fr/article/businessNews/idFRPAE81401220120205?sp=true

 

 

La zone euro s’impatiente

Dimanche 5 Février 2012

Par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro ont fait savoir samedi à la Grèce qu'ils ne pouvaient donner leur feu vert à la restructuration de sa dette détenue par le secteur privé en l'absence de garanties sur les mesures jugées nécessaires à l'octroi d'un deuxième plan d'aide international.

Les ministres espéraient se réunir lundi pour finaliser ce second plan d'aide de 130 milliards d'euros qui doit être mis en oeuvre d'ici à la mi-mars pour éviter une faillite des comptes publics, mais le rendez-vous a été reporté du fait des réticences d'Athènes à s'engager en faveur des réformes demandées. La réunion a été remplacée par une conférence téléphonique.

"Tous les participants de la téléconférence ont adressé un message très clair aux Grecs: ça suffit", a déclaré un membre de l'Eurogroupe. "Il y a beaucoup de frustration parce qu'ils traînent les pieds."

"Ils doivent se décider et commencer à parler honnêtement, de façon décisive et rapide avec la troïka des aspects du programme qui restent à finaliser, comme les reformes fiscales et celles du code du travail", a-t-il ajouté.

La troïka, formée de représentants du Fonds monétaire international (FMI), de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne, a préparé un plan de restructuration de la dette grecque dont dépend l'octroi du deuxième plan d'aide.

VÉNIZELOS POINTÉ DU DOIGT

Le secteur privé devrait accepter une décote de l'ordre de soixante dix pour cent de ses obligations dans le cadre du programme d'échange de dette. Cette mesure permettra de faire baisser de cent milliards d'euros l'endettement de la Grèce, qui représente actuellement cent soixante pour cent de son produit intérieur brut (PIB).

Les créanciers internationaux réclament que les partis représentés au parlement grec s'engagent entre autres sur une diminution du salaire minimum et sur une réduction des primes de congés payés dans le secteur privé, mais Athènes redoute une aggravation de la récession et des mouvements sociaux.

Les ministres des Finances de la zone euro jugent en outre que leur homologue grec Evangélos Vénizelos se soucie davantage des élections d'avril que de la situation financière.

"Il y a beaucoup de frustration en ce qui concerne le ministre Vénizelos, qui est très difficile à mobiliser parce qu'il est très pris par la campagne pour la direction du PASOK. Il n'est donc pas disponible pour rencontrer les membres de la troïka.

"Il prépare son propre avenir politique, plutôt que celui de son pays", a déploré le responsable de l'Euro groupe.

L'intéressé a quant à lui parlé de "grande impatience et de fortes pressions, non seulement de la part des trois institutions qui composent la troïka, mais aussi des Etats membres de la zone euro". Evangélos Vénizélos a également reconnu que la conférence téléphonique avait été "très difficile".

"Le moment est décisif. Tous doit être conclu avant demain soir", a-t-il souligné.

Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, n'a quant à lui pas écarté l'hypothèse d'une faillite des comptes publics grecs. "Si nous devions établir que tout s'est mal passé en Grèce, il n'y aurait pas de nouveau programme (d'aide) et cela signifierait qu'ils devraient se déclarer en banqueroute en mars", a-t-il déclaré.

 

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DECLARATION DES SOCIALISTES REVOLUTIONNAIRES

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24138

 

http://www.tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=1399

 

Déclaration des Socialistes révolutionnaires suite aux massacres du 1 février 2011

 

Socialistes révolutionnaires


Quel message voulaient envoyer ceux qui sont à l’origine des crimes commis contre « les Ultras » (supporters du club de football du Caire), et qui ont fait soixante quinze martyrs ? 

Voulaient-ils réprimer des forces et des groupes qui ont participé à la révolution, et qui continuent à s’opposer au Conseil militaire ? 

Ou bien ce crime, qui a eu lieu pour la date anniversaire de la « bataille des chameaux », a-t-il voulu confirmer que les commanditaires de cette bataille estiment que le pouvoir et les forces qu’ils continuent à détenir les autorisent à commettre de nouveaux crimes ? 

Le fait que ces crimes se soient passés quelques jours après la levée l’état d’urgence cherche-t-il à prouver que, sans celui-ci, la sécurité n’est pas assurée ? 

Ou bien encore, ce crime veut-il accréditer un scénario de route vers le chaos incluant des actes de vandalisme (comme cela avait été le cas avec le grand incendie du Caire en 1952) ? Et cela après que les forces révolutionnaires soient parvenues à protéger l’honneur de la révolution et aient mis en lumière les prétendus grands risques qu’elle ferait courir au pays.

Quel que soit le message que ce crime veut faire passer, la seule réponse des forces révolutionnaires est de dire « Non ». Les crimes commis contre les forces révolutionnaires n’arrêteront pas la révolution, et ne terroriseront pas les révolutionnaires. 

Les responsables de la « bataille des chameaux » de 2011, qui sont protégés par le Conseil militaire, ne parviendront pas à leurs fins. Ils échoueront comme la précédente fois. Ils vont précipiter le régime actuel dans le même gouffre où ils ont mené celui de Moubarak. Les lois d’urgence qui n’ont pas pu protéger Moubarak, ne sauveront pas le maréchal Tantaoui (au pouvoir depuis le 11 février 2011).

La machination actuelle a été mal organisée : elle n’est pas parvenue à masquer la complicité des forces de sécurité qui sont restées pendant des heures sans broncher face aux massacres meurtriers. Celles-ci n’ont pas levé le petit doigt pour protéger les victimes. La seule conclusion que peuvent en tirer les révolutionnaires, c’est que la révolution doit continuer, qu’elle doit remplir sa mission de briser le régime mis en place par Moubarak : le Conseil militaire, qui en constitue l’armature essentielle, n’a jamais cessé de défendre Moubarak et son régime.

Le groupe de supporters de football « Ultras » qui s’est engagé très tôt dans la révolution et a milité dans les rangs révolutionnaires, fait la preuve chaque jour qu’il est partie prenante de la révolution. Les « Ultras » se sont mis en place en Egypte comme réaction spontanée à la domination de la politique du profit et à la rapacité des capitalistes envers le football. Ceux-ci ont transformé le foot en marché publicitaire, augmenté le prix des billets, mis en place un monopole sur la diffusion des matchs, et imposé la barbarie des forces de l’ordre chargés de la sécurité. 

Les « Ultras » ont été réprimés comme les autres groupes égyptiens s’opposant à l’oppression et à l’exploitation. Il n’était pas surprenant que les « Ultras » prennent leur place au sein de la révolution égyptienne éprise de liberté et de justice. Ceux-ci assument pour cette cause tous les sacrifices faits par les forces révolutionnaires et militantes, refusant que le Conseil militaire vole la révolution et rétablisse le régime d’oppression et d’exploitation.

Le crime qui a été commis lors de l’anniversaire de la « bataille des chameaux » n’est qu’une nouvelle tentative d’affaiblir les forces révolutionnaires après l’échec de la politique de dénigrement, de répression et de tentative de les terroriser. Tout cela n’a pas réussi à pousser les révolutionnaires à la résignation.

Les Socialistes révolutionnaires soutiennent les « Ultras » face à ce crime. Il est nécessaire que toutes les forces révolutionnaires et militantes serrent les rangs et soutiennent la révolution.

La première de nos revendications, c’est que toute la lumière soit faite sur cette machination, et que soient connues et punies les personnes impliquées, ou qui ont failli à leur devoir face à celle-ci.

Vive l’Ultra en tant que groupe militant ! Gloire aux martyrs ! La révolution triomphera ! Honte aux criminels !

Tract distribué par les Socialistes révolutionnaires à la manifestation du jeudi 2 février au Caire. Traduit de l’arabe par RF. Les passages mis entre parenthèses ont été ajoutés par le traducteur.

 

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EXPULSION DE L AMBASSADEUR DE SYRIE A TUNIS

http://www.rfi.fr/afrique/20120204-tunisie-lance-procedure-expulsion-ambassadeur-syrien-tunis

 

La Tunisie décide d’expulser l’ambassadeur de Syrie


La présidence tunisienne a annoncé, samedi 4 février 2012, qu’elle s'apprêtait à expulser l'ambassadeur de Syrie. Cette décision a lieu à la suite des violences qui ont fait plus de 200 morts depuis vendredi à Homs, épicentre de la contestation contre le régime syrien. La Tunisie« se désengage de toute reconnaissance du régime au pouvoir en Syrie », a précisé la présidence dans un communiqué.

Avec notre correspondant à Tunis, David Thompson

Devant l'intensification de la répression syrienne, le président tunisien Moncef Marzouki a voulu réagir fermement et rapidement ce samedi 4 février 2012. La procédure d'expulsion de l'ambassadeur syrien a été lancée dès le lendemain des bombardements très meurtriers de la ville de Homs.
 
Le pays initiateur du « printemps arabe » abroge toute reconnaissance du régime de Damas. Une décision, explique Tunis, en réaction à la mort hier de plus de deux cent martyrs et aux centaines de blessés civils, en pleine célébration de la fête musulmane du Mouled. Selon Moncef Marzouki, ces massacres perpétrés depuis plus de neuf mois par le régime syrien ne cesserons qu'avec la chute de Bachar el-Assad.
 
Depuis plusieurs mois, la Tunisie post-révolutionnaire se rapproche donc de l'opposition syrienne. En décembre, Tunis avait d'ailleurs accueilli le deuxième sommet du Conseil national syrien, inauguré par le président Moncef Marzouki en personne.
 
Sa décision de rompre tout lien diplomatique avec Damas a été saluée par des dizaines de manifestants anti-Bachar el-Assad devant l'ambassade syrienne à Tunis. Tous espèrent que la Tunisie sera suivie par d'autres pays de la Ligue arabe pour isoler un peu plus le régime de syrien.

 

 

 

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samedi, février 4 2012

LA RUSSIE CONTRE POUTINE

http://www.fr.news.yahoo.com/manifestation-contre-poutine-%C3%A0-moscou-124449481.html


Pro et anti Poutine se rassemblent par milliers à Moscou


MOSCOU (Reuters) - A un mois du premier tour de la présidentielle que Vladimir Poutine aborde en grand favori, des dizaines de milliers de Russes ont bravé samedi un froid intense à Moscou pour manifester leur opposition ou leur soutien au Premier ministre.

Selon l'opposition, le principal défilé des opposants a réuni cent mille personnes malgré les moins dix sept degrés affichés à la mi-journée par un thermomètre numérique situé sur le parcours, dans le centre de Moscou.

Les organisateurs s'efforcent d'entretenir la dynamique des grands rassemblements du 10 et du 24 décembre. Les manifestants dénonçaient alors les fraudes qui ont selon eux entaché les législatives du 4 décembre.

L'ampleur de la contestation était sans précédent depuis l'arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir, en 2000.

Poutine, président de 2000 à 2008 avant de céder la place à Dmitri Medvedev et de prendre la tête du gouvernement, est largement favori pour être réélu à la tête de l'Etat, malgré une baisse de sa cote de popularité ces dernières semaines.

Les opposants espèrent surtout éviter sa réélection dès le premier tour le 4 mars, et multiplier les manifestations pour le contraindre à desserrer son emprise sur le pouvoir et le forcer à des concessions.

Selon plusieurs journalistes, la mobilisation de samedi n'a pas été inférieure à celle des dernières manifestations. Beaucoup de manifestants portaient des rubans blancs, couleur de la contestation.

"Nous avons d'ores et déjà atteint le point de non retour. Les gens n'ont plus peur et voient combien ils peuvent être forts ensemble", s'est félicité Ivan Kositski, interrogé dans le cortège. Vladimir Poutine "veut la stabilité, mais on ne la trouve que dans la tombe", a-t-il ajouté.

PRESSIONS

Le rassemblement en faveur du Premier ministre, organisé à quelques kilomètres de là, a quant à lui attiré cent trente huit mille personnes, selon la police, mais les journalistes sur place ont estimé que le chiffre était inférieur de plusieurs dizaines de milliers.

Des enseignants disent en outre avoir fait l'objet de pressions pour y participer. "Les représentants syndicaux nous ont réunis et nous ont dit qu'au moins cinq personnes sur dix devaient aller à la manifestation pour Poutine", a ainsi rapporté Sergueï Bedtchouk, un professeur interrogé lui aussi dans le défilé des opposants.

Vladimir Poutine a déclaré avoir été informé par le maire de Moscou que cent quatre vingt dix mille personnes s'étaient rassemblées pour lui manifester son soutien.

S'il n'a pas écarté que des pressions aient pu être exercées, il a estimé "impossible de rassembler cent trente huit mille ou cent quatre vingt dix mille personnes uniquement en exerçant des pressions".

"Il est totalement évident que ces gens sont venus exprimer leur position. Leur position est qu'ils soutiennent ce que nous faisons. Pour moi, c'est très important", a-t-il ajouté lors d'un déplacement dans l'Oural.

Le mouvement de contestation a été suspendu pendant les longues vacances de fin d'année et beaucoup craignaient qu'il ne passe pas ce cap.

Redoutant que le Kremlin n'exploite la moindre divergence publique, les opposants s'en tiennent à des revendications générales: annulation des législatives et organisation d'un nouveau scrutin, libération des prisonniers détenus pour raisons politiques, démission du président de la commission électorale et reconnaissance des partis politiques interdits.

Depuis le 4 décembre, la contestation a agrégé des personnalités aussi diverses que l'ancien champion d'échecs Garry Kasparov, la militante écologiste Evguenia Tchirikova, le blogueur nationaliste Alexeï Navalni - qui a popularisé l'expression du "parti des voleurs et des escrocs" pour désigner Russie unie - et le leader de gauche Sergueï Oudaltsov.

Aucune figure de proue n'a vraiment émergé, même si Navalni, à 35 ans, semble en avoir le potentiel. Il a passé quinze jours en détention après les toute premières manifestations, au lendemain du scrutin législatif.

L'un des organisateurs, le libéral Boris Nemtsov, a siégé au gouvernement du temps de Boris Eltsine; d'autres, comme l'écrivain Boris Akounine, n'ont aucune expérience du pouvoir.

 

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VETO DE LA RUSSIE AU CS DE L ONU

http://www.fr.news.yahoo.com/veto-la-russie-et-la-chine-%C3%A0-lonu-181152392.html


Veto de la Russie et de la Chine à l’ONU sur la Syrie


NATIONS UNIES (Reuters) - La Russie et la Chine ont opposé samedi leur veto lors d'un vote au Conseil de sécurité de l'Onu sur un projet de résolution soutenant le plan de la Ligue arabe qui prévoit la mise à l'écart du président syrien Bachar al Assad.

Ce revers diplomatique survient alors que plus de deux cent personnes ont été tuées dans des bombardements déclenchés vendredi soir par les forces syriennes dans la ville de Homs, selon les militants de l'opposition.

Treize des quinze membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur du texte qui exprimait le soutien de l'instance suprême de l'Onu au plan de la Ligue arabe, adopté le 22 janvier, qui prévoit le départ du pouvoir de Bachar al Assad et la formation d'un gouvernement d'union nationale avant la tenue d'élections.

Mohammed Loulichki, ambassadeur du Maroc à l'Onu et seul représentant d'un pays arabe du Conseil de sécurité, a fait part de "son grand regret et de sa grande déception" face à la décision de Moscou et de Pékin.

Alain Juppé a aussi exprimé ses regrets sur France 2. "C'est une lourde responsabilité parce que ça paralyse la communauté internationale", a dit le ministre des Affaires étrangères français sur France 2. L'ambassadeur de France à l'Onu, Gérard Araud a parlé de "jour triste pour ce Conseil, un triste pour tous les Syriens et jour triste pour la démocratie".

La Russie et la Chine avaient déjà usé de leur droit de veto en octobre à l'Onu contre une résolution condamnant la répression des manifestations antigouvernementales en Syrie qui a fait selon l'Onu plus de cinq mille morts depuis mi-mars 2011.

Des tractations ont eu lieu avant le vote pour tenter de convaincre la Russie de ne pas bloquer l'adoption du texte alors que la répression en Syrie a fait deux cent morts à Homs depuis vendredi. Les ambassadeurs en poste à l'Onu estimaient que la Chine et le Pakistan se caleraient sur l'attitude des Russes.

AMENDEMENTS RUSSES INACCEPTABLES

S'exprimant à Munich en marge de la conférence annuelle sur la sécurité, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a reconnu qu'il n'avait pas été possible de résoudre les différends avec la Chine et la Russie malgré l'inscription d'un rejet explicite d'une intervention militaire dans la résolution.

"Je pensais qu'il y aurait pu y avoir une manière de répondre, même au dernier moment, aux inquiétudes des Russes. J'ai proposé de travailler de manière constructive pour y parvenir. Ca n'a pas été possible", a dit Clinton qui s'était entretenue dans l'après-midi avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Le Conseil devait initialement se réunir à 10 heures à New York (15 heures GMT) mais la Russie, toujours fortement opposée au texte de résolution, avait demandé à la place la tenue de consultations à huis clos.

Le chef de la diplomatie russe avait mis en garde contre le "scandale" que provoquerait le vote si le texte était gardé en l'état et a réclamé des concessions sous peine d'utiliser son droit de veto.

Les amendements réclamés par Moscou ont été rejetés par les diplomates européens et jugés inacceptables par l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice.

Selon les amendements consultés par Reuters, la Russie souhaitait notamment que l'opposition syrienne soit condamnée au même titre que le régime pour les violences.

"Nos amendements ne réclament pas d'efforts extrêmes, avait fait valoir Lavrov. Si nos collègues font preuve d'une approche constructive, nous obtiendrons (...) une résolution collective au Conseil de sécurité qui, j'en suis persuadé, sera signée par tous les pays sans exception."

Peu avant le vote, Barack Obama avait jugé que le Conseil de sécurité de l'Onu devait se dresser contre la "brutalité impitoyable" des autorités syriennes.

"Le Conseil a maintenant l'occasion de s'élever contre la brutalité impitoyable du régime d'Assad et de prouver qu'il est un défenseur crédible des droits universels qui sont inscrits dans la charte des Nations unies", a-t-il écrit dans un communiqué.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait exhorté la Russie, sans la nommer, à accepter le projet de résolution, soulignant l'urgence de la situation après la mort de deux cent personnes à Homs.

"Ce déchaînement de violence souligne l'urgence que le Conseil de Sécurité des Nations unies sorte de son silence pour dénoncer les auteurs de ce crime (...) Ceux qui freineraient l'adoption d'une telle résolution prendraient une lourde responsabilité devant l'histoire", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

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DEUX CENT MORTS A HOMS EN SYRIE

 

http://www.fr.news.yahoo.com/plus-200-morts-dans-des-bombardements-%C3%A0-homs-083627437.html

 

Plus de deux cent morts dans des bombardements à Homs en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Plus de deux cent personnes ont péri dans des bombardements contre la ville de Homs déclenchés vendredi soir par les forces armées syriennes, affirment des organisations de l'opposition, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies s'apprête à voter sur un projet de résolution.

Jamais depuis le début du mouvement, en mars de l'année dernière, un bilan aussi lourd n'a été rapporté par les activistes.

Les autorités syriennes ont toutefois démenti tout bombardement sur Homs et ont affirmé que les vidéos montrant des corps de victimes étaient des mises en scène.

L'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, parle d'au moins deux cent dix sept morts. Les Comités locaux de coordination, autre émanation de la contestation, ont avancé un bilan similaire.

Le Conseil national syrien (CNS) affirme lui que deux cent soixante civils sont morts sous les obus et dénonce "l'un des massacres les plus horribles depuis le début du soulèvement en Syrie".

Contactés par Reuters, des habitants de Homs ont déclaré que les tirs d'artillerie et de mortier avaient débuté vendredi vers 20 heures (18 heures GMT) contre le quartier de Khalidya.

"On était assis devant chez nous quand on a commencé à entendre les bombardements. On a eu l'impression que des obus nous tombaient sur la tête", raconte Waleed, habitant du quartier.

"Au petit matin, nous avons découvert de nouveaux corps, des corps gisent dans les rues. Certains sont encore sous des gravats. Nous sommes mieux organisés mais on ne peut pas faire grand chose sans ambulances."

Une quarantaine d'habitations se sont effondrées sur leurs occupants. Et les rescapés, démunis de tout moyen pour évacuer les blessés et déblayer les décombres, redoutent que de nombreux habitants aient péri.

"Nous ne recevons aucune aide, il n'y a pas d'ambulances, rien. Nous retirons les corps à main nue", a dit un activiste joint en pleine nuit. "Nous avons extrait au moins cent corps jusqu'à présent, ils reposent à l'intérieur de deux mosquées."

Les deux seuls hôpitaux de campagne accessibles aux blessés, a-t-il ajouté, ne peuvent recevoir chacun que trente patients, alors qu'il y aurait un demi-millier de blessés.

"HOMS EST BOMBARDE ET VOUS, VOUS DORMEZ?"

Selon l'OSDH, les forces armées syriennes ont tiré au mortier contre ce haut lieu de la contestation contre le régime de Bachar al Assad. Le quartier de Khalidya est particulièrement visé par les bombardements.

"Le bilan est désormais d'au moins deux cent dix sept personnes tuées à Homs, dont cent trente huit dans le quartier de Khalidya", a déclaré à Reuters Rami Abdulrahman, qui dirige l'Observatoire.

Aucune confirmation indépendante n'est possible, le pouvoir syrien ayant restreint l'activité des médias en Syrie.

"Les forces syriennes bombardent ce quartier au mortier depuis plusieurs endroits. Des bâtiments sont en flamme, d'autres ont été détruits", a ajouté le directeur de l'OSDH.

De sources proches de la contestation, on explique que le bombardement de Homs a été décidé en représailles à une nouvelle série de défections dans les rangs des forces armées.

L'ampleur des bombardements atteinte à Homs a horrifié les opposants au régime d'Assad.

A Hama, à Idlib, des centaines de Syriens seraient descendus dans les rues alors que se propageaient des vidéos tournées dans Homs, rapportent des activistes. "Homs est bombardé, et vous, vous dormez ?", ont scandé les manifestants à Idlib, non loin de la frontière turque.

A Zabadani, près de la frontière libanaise, à l'est de Damas, des habitants ont fait état de bombardements et d'affrontements.

AMBASSADES ATTAQUEES

A l'étranger, des ambassades syriennes ont été prises pour cibles. Au Caire, des Syriens ont fait irruption dans la nuit de vendredi à samedi dans l'ambassade de Syrie.

Des rassemblements ont également été signalés devant les ambassades syriennes à Londres, Berlin et Washington .

Ce nouveau développement dans la répression menée par le régime intervient aussi alors que le Conseil de sécurité des Nations unies s'apprête à se réunir ce samedi pour tenter d'adopter un projet de résolution soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe, qui appelle Bachar al Assad à se démettre de ses fonctions.

La réunion devrait débuter dès 10 heures à New York (15 heures GMT), selon les dernières informations communiquées par l'Onu.

Avant le bombardement à Homs, les activistes syriens avaient fait état d'au moins dix huit morts en Syrie dans la journée de vendredi.

 

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vendredi, février 3 2012

RACHAD

http://www.ldh-france.org/France-Organisations-de-defense-de


Des organisations de défense des droits de l’homme appellent au rejet de la demande d’extradition de Mourad Dhina par les autorités algériennes


Une coalition de onze Organisations Non Gouvernementales nationales et internationales ont adressé une lettre ouverte au premier ministre français François Fillon, l’appelant à refuser la demande d’extradition vers l’Algérie où Mourad Dhina, directeur exécutif de al Karama, risque d’être torturé. C’est le premier ministre qui en France est chargé de signer les décrets d’extradition.


ACAT France, Algeria Watch, al Karama, le Cairo Institute For Human Rights Studies, le Centre Libanais pour les droits de l’Homme, REMDH, la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Front Line Defenders, la Commission Internationale des Juristes, la Ligue pour les Droits de l’Homme française et l’Organisation Mondiale contre la Torture ont déclaré qu’une telle extradition serait contraire aux conventions internationales dont la France est partie. Les organisations signataires expriment également leurs craintes que la demande des autorités algériennes ne soit motivée par la volonté de museler Mourad Dhina autant dans ses activités de militant des droits de l’Homme au sein d’al Karama que dans son engagement politique dans le Mouvement RACHAD, association régulièrement enregistrée en France qui prône un changement visant à la transition démocratique en Algérie.

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OBJECTIVITE INDEPENDANCE PLURALISME

http://www.offensivesocialiste.wordpress.com/2012/01/23/les-nouveaux-chiens-de-garde-un-film-a-aller-voir-durgence


« Les nouveaux chiens de garde »

Un film à aller voir d’urgence

Lundi 23 Janvier 2012

La séquence qui inaugure le film est une petite pépite qui nous transporte d’abord en 1963. Alain Peyrefitte, ministre de l’information du Général, s’invite au Journal Télévisé de l’ORTF et y répond aux questions qu’il a préalablement rédigées à l’intention du présentateur qui fait semblant de l’interviewer. Hiératique, le regard fixé sur la caméra, le ministre annonce sans rire -car il n’a rien d’un comique troupier- que le journal de 20 heures est en passe d’être relooké par le pouvoir et qu’il permettra enfin aux citoyens… d’accéder à une information objective délivrée par des journalistes indépendants ! Mais ce n’est pas tout. Ce morceau d’anthologie du PAF est immédiatement mis en relation avec un débat télévisé des années 1990 lors duquel Anne Sinclair, journaliste vedette, marié à un homme politique de premier plan, déclare, hilare après avoir visionné cette pièce d’archive, que le temps où l’information était indissolublement liée au pouvoir politique et économique était définitivement révolu. Visiblement, l’« indépendante » compagne de DSK, entourée de ses semblables et se gaussant du « soviétisme » que manifestait Peyrefitte, ne perçoit pas que sa déclaration satisfaite n’a rien à envier, dans son hypocrisie, à la proclamation péremptoire du ministre gaulliste plus de trente années auparavant.

Or, c’est précisément ce paradoxe d’une presse se croyant d’autant plus libre qu’elle est bâillonnée qu’interrogent les auteurs du documentaire, Gilles Balastre et Yannick Kegoat, en se plaçant judicieusement sous les mânes de Paul Nizan. Car l’intellectuel de l’entre-deux-guerres ne s’en prenait pas tant aux acteurs objectifs du système capitaliste qu’à ses obscurs zélateurs, et encore davantage à ceux qui sans vergogne se revendiquaient du “camp du progrès”, voire de la “gauche”. Plus de trois quart de siècle après l’opuscule de Nizan, quel effet susciterait sur un auditeur lambda une apologie enfiévrée de l’économie de marché proférée par M. Dassault, Bouygues, Lagardère ou Arnault ? Pas grand chose, vraisemblablement. En tout cas, pas plus qu’un sermon d’un prêcheur zélé appelant à la conversion des pêcheurs. L’impact est tout autre quand le panégyrique est réalisé par un éditorialiste invoquant bien évidemment son indépendance de pensée, voire son impertinence à l’égard des tenants du “système”. A le dire tout net, les classes dominantes préfèrent mille fois entendre sur les ondes ou à la télé le ralliement idéologique, même confus et poussif, d’un Jacques Julliard, d’un Moatti ou d’un Michel Field que le rabâchage de la vulgate libérale par des porte-flingues aussi encombrants que Jean-Marc Sylvestre ou feu Jacques Marseille.

En trois tableaux, les auteurs de ce documentaire corrosif, habilement conseillés par Serge Halimi, dressent un état des lieux d’une presse hexagonale où la complaisance des éditorialistes à l’égard du pouvoir n’a d’égal que leur incompétence et leur conformisme. Le propos, volontairement satyrique et justement méchant, s’organise autour des trois grandes principes que les nouveaux chiens de garde s’enorgueillissent de défendre scrupuleusement. Les archives décortiquées par les  réalisateurs sont ensuite analysées avec brio par des économistes critiques, se réclamant très clairement du camp des travailleurs et de la gauche, tels que Frédéric Lordon et Jean Gadrey. Nous prendrons à dessein une seul exemple illustrant chaque chapitre afin de donner envie aux lecteurs, sans être rébarbatif -ce à quoi le film parvient à merveille-, de se hâter au cinéma indépendant le plus proche.

Objectivité

La perle de ce chapitre reste l’éloge d’Alain Minc à son invité, Daniel Cohen, qu’il n’hésite à qualifier de « meilleur économiste de France » que parce que Raymond Barre avait en son temps était affublé de ce titre par Giscard d’Estaing. L’objectif Alain Minc, qui a toujours voix au chapitre après avoir affirmé que Mitterrand allait se faire bouffer par le PCF et que Balladur serait le nouvel homme fort dont la France avait besoin, s’extasie alors -« au delà de toute posture idéologique », bien sûr !- de la « résilience » du système capitaliste qui s’autorégule à merveille. Le grand Daniel Cohen confirme que la crise des subprimes n’a qu’à peine effleuré l’économie mondiale et que le spectre d’une crise généralisée s’est littéralement volatilisé. Petit problème : cette ode au capitalisme financiarisé est chantée en juin 2008, quelques semaines avant le crash boursier de septembre qui allait amener le monde au bord de l’abîme… Mais que l’on se rassure : depuis, Alain Minc dit toujours autant d’énormités et le presque « plus grand économiste de France », Daniel Cohen, n’a de cesse d’être invité dans les émissions qui font l’opinion publique de ce pays.

Indépendance

Si les visages évoqués par la suite n’étaient pas insupportables, il faudrait voir cette séquence télé tous les jours pour se donner du baume au cœur. Attention, moment d’anthologie : Jean-Pierre Elkabach est invité par Michel Drucker dans l’émission Vivement Dimanche et il fait venir, en toute indépendance, Arnaud Lagardère dont tout le monde connaît la grande discrétion, sauf quand il s’agit de son mariage avec une gamine de 20 ans. La précision qui tue ? Arnaud Lagardère, en tant que propriétaire d’Europe 1, n’est autre que le patron de Drucker … et d’Elkabach qui fut par ailleurs le conseiller très privé de son cher père ! On apprécie mieux la séquence de cirage de pompe à laquelle s’abaissent le grand éditorialiste et l’indéboulonnable présentateur quand on sait cela… Plus généralement, le bal des journalistes et autres éditorialistes, tous accrochés à leur I-phone, aux abord du très select Club du Siècle, où se réunissent chaque semaine le gratin politique et les grandes dirigeants économiques, constitue une séquence qui revient comme un gimmick tout au long du le film. Malgré son aspect répétitif, le spectateur ne se lasse pas une seule seconde de ce défilé tragi-comique où les Chabot, Field, Elkabach, PPDA et consorts manifestent sans fausse pudeur leur complaisance à l’égard des grands de ce monde.

Pluralisme

Chez Laurent Ruquier, interrogé sur cette question, Alain Duhamel est catégorique. La presse est devenue pluraliste grâce à la libéralisation de l’information et au sacro-saint principe de concurrence qui la sous-tend. La multiplication du nombre de chaines télés, la création des radios-libres et surtout le développement du phénomène internet imposerait donc ce fameux pluralisme telle une loi d’airain. Les auteurs du film se font alors une joie de montrer le conformisme de l’information en revenant sur la campagne de 2002, où le thème de « l’insécurité » s’est sûrement invité par mégarde sur les plateaux de toutes les chaînes. Ici comme ailleurs, la multiplication des donneurs d’ordre n’a pas suscité le foisonnement intellectuel, mais a au contraire généralisé une attitude de suivisme à l’égard de l’idéologie dominante, forcément produite par les classes dominantes. On a subi la même logique au moment des « émeutes de banlieues » de la fin de l’année 2005.

Mais les puissants de ce monde peuvent pour l’instant s’endormir sur leurs deux oreilles. Ce film ne fera pas l’effet d’un pavé jeté dans l’eau saumâtre du pathétique débat d’idées qu’ils organisent à leur guise. Preuve de sa nocivité, le documentaire de Gilles Balastre et Yannick Kegoat n’est sorti que dans un nombre dérisoire de salles. Et comme s’ils craignaient que la censure ne soit pas suffisante, le patronat rapace qui tient la presse dans ses serres a exigé de ses plumitifs que les saillies soit à la hauteur du crime de lèse-majesté qu’a commis l’équipe du film. Un florilège des insultes proférées à l’encontre du film est judicieusement adjoint au générique qui clôt la projection. Les noms d’oiseaux pleuvent et le spectateur amusé comprend rapidement que c’est l’absence de contradiction qui semble scandaliser toutes les rédactions “pluralistes” et “démocratiques” aux ordres de M. Dassault, Arnault et Lagardère. On croit rêver. Mais, comme l’écrit Phil Siné, qui appointe pourtant au chenil répondant au joli nom de Nouvel Observateur, « c’est justement la voix que porte le documentaire que l’on n’entend jamais nulle part dans les gros médias, à la solde des groupes économiques puissants pour qui ils travaillent ». On ne saurait mieux dire, et on espère surtout que l’intrépide Phil Siné ne va pas finir dans un placard pour une telle audace qui ne semble plus être de mise depuis longtemps chez Jean Daniel…


Un regret, peut-être : le silence surprenant des auteurs du film sur la campagne du TCE en 2005. Il semble pourtant que cette séquence politique illustre mieux que toutes les autres la puissance de feu que l’appareil idéologique de la bourgeoisie peut concentrer quand ses intérêts vitaux sont en péril. L’absence d’objectivité, d’indépendance et de pluralisme de la presse, qu’elle soit papier, radio ou télévisée, n’avait sûrement jamais été aussi évidente qu’à ce moment où un peuple toute entier se soulevait contre les mensonges qu’on essayait une nouvelle fois de lui faire avaler. Nul doute qu’un petit détour autour de ce référendum pas comme les autres aurait encore davantage appuyé les arguments, pourtant déjà fort convaincants, déployés par les auteurs du documentaire. Mais cette critique de surface ne remet pas en cause le mérite de ce film et le souci de salubrité démocratique qui a poussé ses initiateurs à le réaliser. Comme des milliers de militants et de salariés, nous les en remercions !

 

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OCCUPY CLERMONT

http://www.paris.reelledemocratie.net/node/1024

http://www.occupyclermont.org/?p=627

 

Occupy Clermont

 

Communiqué de presse

 

Rassemblement national des indignés de France le week end du Samedi 4 et du Dimanche 5 Février 2012

 

Les Indignés de France sont tous invités à se retrouver pour un rassemblement national à Occupy Clermont, Place de Jaude à partir de 14 heures.

Le mouvement des Indignés est assez unique en son genre car il a rassemblé spontanément des citoyens de tous bords, et n’est pas lié à un parti politique ou à une organisation syndicale. Le mouvement est de structure dite horizontale, c’est à dire qu’aucune hiérarchie n’existe en principe entre les personnes participantes. Il n’y a ni de leader ni de chef spirituel.

C’est la première fois qu’un mouvement d’une telle envergure dénonce le manque de représentativité des partis politiques et préfère entamer un travail par ses propres moyens plutôt que cela reste une promesse électorale ou qui soit étouffé par des lobbys ou des restrictions budgétaires. C’est bien le cas en ce qui concerne leur intention de faire l’appel, dans toutes les villes et villages, à participer au référendum pour un processus constituant. C’est aussi la première fois de l’histoire de France qu’un tel rassemblement d’ampleur nationale s’auto-organise de cette façon dite « par le bas ».

En effet, l’un des enjeux du rassemblement à Clermont-Ferrand ce weekend et de recueillir sur place l’adhésion au projet d’appel pour un référendum des vingt villes participantes. Là, il est prévu de conduire plusieurs assemblées générales simultanément afin de démultiplier le temps de parole de chacun. Chaque assemblée arrivera à des consensus qui seront portés à une grande assemblée généralisée pour un consensus final.

Figurant aussi à l’ordre du jour est l’organisation de la Marche vers Paris 2012 dont l’arrivée est prévue à la mi-avril. L’idée étant de partir des quatre coins de France par tous les moyens de locomotion pour une convergence à Paris (à pied, tracteurs, motos, chevaux, charrettes, side-cars, poussettes, brouettes, camions pompier, trottinettes, rollers, déambulateurs…). C’est un élan populaire qui a pour objectif principal de s’ouvrir à tous pour une convergence des luttes et de soutenir entre autres l’idée de la création d’une assemblée constituante. Aussi, un manifeste de revendications clair et précis, en cours d’écriture sera présenté tout au long de la marche et débattu lors des rencontres citoyennes thématiques.

Le week end du Samedi 4 et du Dimanche 5 Février 2012, les Indignés de France sont tous invités à se rassembler à Occupy Clermont Ferrand Place de Jaude à partir de 14 heures.

De nombreuses villes de France vont participer à ce rassemblement. Il s’agit de la première réunion de coordination nationale. Leur appel est aux rassemblements pour trouver dès à présent des solutions, du local au global.

L’équipe clermontoise, en collaboration avec une vingtaine d’autres villes, fait de son maximum pour que tout soit prêt et se déroule dans de bonnes conditions.

Le rendez vous initial est à 14 heures Place de Jaude à Clermont Ferrand le Samedi 4 Février 2012

L’ordre du jour sera le suivant.

Assemblée de coordination nationale avec tours de parole pour les volontaires de chaque ville.

Organisation des Marches vers Paris 2012

Information et réflexion sur l’appel de Paris pour lancer une Constituante 

Déplacement prévu en début de soirée vers le lieu d’hébergement (Maison des Sports).

Repas, bonne ambiance, musique et moments de partage une fois sur place.

 

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jeudi, février 2 2012

LIBERTE POUR LES PARLEMENTAIRES PALESTINIENS

http://www.france-palestine.org/Apres-Aziz-Dweik-Marwan-Barghouti

 

Après Aziz Dweik, Marwan Barghouti, liberté pour les députés palestiniens

 

Association France Palestine Solidarité, dimanche 29 janvier 2012

 

L’Association France Palestine Soli­darité (AFPS) se félicite qu’Amnesty Inter­na­tional vienne de prendre une initiative internationale pour exiger la libé­ration du pré­sident du Par­lement pales­tinien, Aziz Dweik, et des vingt autres par­le­men­taires pales­ti­niens placés en détention administrative.

C'est un fait unique au monde : il y a au total cent trente deux membres au Parlement palestinien et vingt sept au total sont actuellement emprisonnés. Au mépris de leur immunité parlementaire, ce sont donc vingt pour cent des membres du Parlement palestinien qui connaissent cette situation. Rapporté à la France, cela équivaudrait à ce que deux cent parlementaires soient en prison. Pouvons-nous imaginer cela une seule seconde ?

Mais visiblement ces mesures contraires à la démocratie ne suffisent pas. C'est Marwan Barghouti qui est maintenant l'objet de mesures punitives supplémentaires, dont une nouvelle mise en isolement carcéral. Pourquoi ? Parce qu'il a osé déclarer devant la presse que "si Israël retournait aux frontières de 1967, le conflit serait terminé".

Des propos  limpides mais insupportables pour les dirigeants israéliens. Pourquoi ? Ainsi, une nouvelle fois, les hommes et les femmes qui tout à la fois résistent à l'occupation, qui sont favorables à l'unité inter palestinienne et qui proposent la paix sur la base du droit sont spécialement visés aujourd'hui par Israël qui a peur de ces voix porteuses d'espoir et de paix.

Nous ne pouvons accepter ces mises en cause et l’emprisonnement de ces par­le­men­taires léga­lement élus. Nous dénonçons ces pra­tiques contraires fon­da­men­ta­lement au droit qui sont aussi des­tinées à saboter les efforts d’unité nationale du peuple palestinien.

Nous nous adressons solennellement aux dirigeants français et européens pour qu'ils agissent, comme ils en ont les moyens, notamment avec la suspension de l'Accord d'association entre l'Union Européenne et Israël, dont l' article deux est une fois de plus clairement violé par Israël, pour qu'il soit mis fin à ces pratiques inhumaines et ces emprisonnements illégaux.

En même temps que nous assurons leurs familles de notre soli­darité, nous exi­geons haut et fort la libé­ration de Marwan Bar­ghouti, d’Aziz Dweik et des vingt cinq autres par­le­men­taires pales­ti­niens. Leur place n’est pas en prison mais au Conseil légis­latif pales­tinien dont les travaux sont déli­bé­rément entravés par cette situation insupportable.

Nous pren­drons des mesures adaptés pour que montent ces exi­gences conformes au droit et à la paix. Ca suffit ! Ca suffit amplement !

 

Liberté pour les parlementaires palestiniens !

 

Le bureau national de l’AFPS, Paris, le 28 Janvier 2012

 

 

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PROCES POLITIQUE ET POLICE DES MOTS

Procès politique et police des mots

Depuis le début de ce procès, il était évident que sous couvert de diffamation, le ministère de l'Intérieur ne cherchait qu'à  interdire aux militants solidaires des sans-papiers de pratiquer librement leur devoir d'alerte, lequel peut consister, entre autres, à établir des comparaisons historiques, fût-ce avec les périodes les plus noires de notre histoire.

Ce procès n'est rien d'autre qu'une tentative pour masquer un procès politique sous les apparences d'un délit de droit commun : une diffamation. Cette tentative a volé en éclats une première fois, à l'audience du 5 avril 2011 du Tribunal Correctionnel de Tours, sous l'effort conjugué des prévenu-e-s et des multiples témoignages qui, les uns après les autres dans leur diversité, leur richesse et leur complémentarité ont tissé, heure après heure, une longue chaine d'évidences : qu'ils émanent d'historien, de juriste, de psychanalyste, d'enseignant, d'étudiant, d'anthropologue, de militant, de "témoin de l'Histoire", tous les témoignages avaient concouru à dire l'insupportable, l'inacceptable, en un mot l'infamie du présent :  l'infamie de la chasse à l'enfant, l'infamie de la chasse à l'étranger qui se déroule actuellement sous nos yeux et qui fait écho, -pourquoi le nier- à d'autres chasses à l'homme si vivaces encore dans nos mémoires.

Pour la deuxième fois, le 30 janvier 2012, cette fois à la Cour d'Appel d'Orléans, cette extraordinaire démonstration  a été faite, avec la même qualité d'analyse et la même force. Pour la deuxième fois donc, ce procès apparaît bien pour ce qu'il est : un procès politique !

D'autre part, une première fois, le 5 avril, le Procureur de Tours avait admis une "nullité de procédure" : il ne pouvait plus maintenir la poursuite sur le premier chef d'inculpation relatif à la distribution du communiqué de presse…en raison des erreurs sur les faits et dates contenues dans sa citation à comparaitre !

Il  reconnaissait également aux prévenu-e-s d'être de bonne foi, et parmi les quatre critères de la "bonne foi" qu'un tribunal peut exiger d'eux, et qu'on  pouvait leur accorder, à coup sûr,  les deux premiers, à savoir la poursuite de " l'intérêt légitime" et "l'absence d'animosité".

Le 30 janvier 2012, le procureur général de la Cour d'Appel d'Orléans a posé lui aussi qu'il ne poursuivait plus désormais que sur la diffusion du communiqué sur internet. Il a dit également admettre la bonne foi des prévenu-e-s sur les deux critères cités précédemment. Il demandait en outre au tribunal d'Appel de confirmer la relaxe de l'une des quatre prévenu-e-s.

Ainsi, petit à petit, le contenu des charges qui pèsent sur les militants diminue. Le Procureur d'Orléans a même souligné qu'il  requiert avant tout  des "peines de principe", sans plus de précision… si ce n'est une invitation à confirmer les peines infligées par le tribunal de Tours.

Désormais le CONTENU POLITIQUE du procès s'impose de plus en plus, rendant chaque fois plus difficile le maintien de la forme juridique – le délit de diffamation -  dans laquelle on tente de le circonscrire.

La présidente de la Cour d'Appel a d'ailleurs posé d'entrée de jeu la nature politique de ce procès…pour mieux demander qu'on s'oblige à respecter le jeu juridique. Aussi plus personne n'est dupe.

Il est d'ailleurs d'autant plus intéressant de voir de plus près comment a été argumenté le motif de diffamation, cela  permet de prendre la mesure des restrictions actuelles à la libre expression des citoyens.

Il est reproché aux prévenu-e-s de n'avoir pas fait d'enquête suffisamment précise et approfondie, sur le modèle des enquêtes  des journalistes et selon les exigences qui sont habituellement posées à ces professionnels ! Un simple citoyen doit-il désormais être un professionnel de l'information pour pouvoir s'exprimer ?

On leur reproche également, bien que de bonne foi, d'avoir passé les clous ("d'avoir passé le droit") du fait du caractère "outrancier" de leur propos à l'encontre de certains fonctionnaires préfectoraux : ils ont non seulement évoqué Vichy mais, pis encore, parlé  de "nervis de Vichy". On a appris alors qu'il avait été établi par certains jugements de la Cour de Cassation que seuls les propos échangés par des "hommes politiques" pouvaient échapper à l'obligation de modération qu'on tente d'imposer à nos camarades !  

A noter, au final, que c'est même essentiellement sur ce motif de propos immodérés qu'ils sont désormais incriminés !

Ainsi il y aurait à distinguer entre les "hommes politiques" reconnus comme tels, patentés en quelque sorte, et  les  militants et citoyens ordinaires qui, eux, tomberaient sous le coup de la loi… s'ils parlent politique librement et s'autorisent certaines comparaisons historiques !

Parler politique sans… modération (!) devient donc le droit (l'affaire et le pré carré !) de quelques personnes seulement, les professionnels de la politique institutionnelle !

Et ainsi, pénaliser le fait de parler de Vichy, ce serait moins, pour le tribunal, une question de référence historique que le fait de souligner le caractère outrancier et outrageant du propos  en question ! Juste une affaire de modération de langage en quelque sorte !

Belle démonstration de toutes les subtilités auxquelles peut conduire la volonté POLITIQUE de transformer un propos politique en un "fait diffamatoire" et d'instituer, ce faisant, une véritable police des mots !

Belle démonstration surtout de ce que peut être un procès politique de nos jours lorsque se met en place la judiciarisation du politique et son corollaire : la pénalisation, la criminalisation des militants et tendanciellement de tous les citoyens qui osent parler librement !

Oui, Monsieur le procureur général, il s'agit bien de principe. Vous affirmez, pour nos camarades, la nécessité d'une "peine de principe" et vous ajoutez : "les combats de principe, ce sont les plus beaux" !

En effet, Monsieur le procureur général, et le principe auquel nous tenons, nous,  précisément, c'est qu'il ne saurait y avoir… aucune peine. Il en va de la liberté d'expression ! Prononcer une peine, fut-ce la plus légère, c'est encore…pénaliser et c'est précisément ce que nous récusons depuis le début.

Ce n'est pas un tribunal qui doit dire quelles sont les références historiques que tout citoyen a le droit et parfois le devoir d'invoquer ! Quelles que soient les arguties avancées, ce tribunal sera comptable d'avoir PENALISE le fait de faire certaine référence historique.

Ce n'est pas un tribunal qui doit définir ce qu'est un propos politique, ni qui a le droit de le tenir !

Nous demandons au tribunal de TENIR SON ROLE qui est, ici, de garantir la liberté d'expression!  Il ne saurait y avoir pour nous d'autre verdict acceptable que la RELAXE des quatre de Tours !

C'est le 26 mars à 14 heures à Orléans que la Cour d'Appel fera connaître sa décision.

Le Comité de soutien aux "Quatre de Tours", le 1 février 2012

http://www.baleiniers.org/index.php?option=com_content&view=article&id=167:proces-politique-et-police-des-mots-communique-du-comite-de-soutien-010212&catid=7:le-juridique&Itemid=12

 


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mercredi, février 1 2012

CONGRES EXTRAORDINAIRE DU MPEP

http://www.m-pep.org/spip.php?article2485

POSITIONNEMENT DU M’PEP POUR LES ÉLECTIONS DE 2012

Adopté par le congrès extraordinaire du M’PEP des 14 et 15 janvier 2012

Introduction et résumé

Lors de son premier congrès, qui s’est tenu du 28 au 30 janvier 2011, une résolution a été votée par les congressistes. Elle précisait :

« Dans le cas où le Front de gauche ne s’ouvrirait pas à d’autres forces politiques de la gauche radicale, qu’il ne clarifierait pas sa position sur la crise de l’Union européenne, et n’engagerait pas un large débat sur la nécessaire sortie de l’euro, laissant ainsi le chemin libre au Front national et à des gaullistes de droite, le M’PEP n’écartera pas l’hypothèse de présenter ses propres candidates et candidats aux élections présidentielle et législative de 2012. Il prendra la décision lors d’un congrès extraordinaire début 2012.  »

Le Front de gauche a refusé la participation du M’PEP au motif qu’il « porte deux revendications qui, pour le coup, diffèrent franchement du programme du Front de gauche : la sortie de l’euro et de l’Union européenne. […] Il s’agit d’une divergence majeure. Et on voit bien du coup qu’il serait impossible à notre candidat d’assumer cette contradiction interne au Front de gauche pendant la campagne. C’est toute la cohérence de cette dernière qui serait fragilisée ».

Le M’PEP est parfaitement conscient de la divergence qui existe entre nos organisations sur la question européenne. 

Néanmoins, nous avons proposé que les représentants du M’PEP, lors des réunions publiques organisées par le Front de gauche, expliquent pourquoi, malgré cette divergence, ils soutenaient le Front de gauche et appelaient à voter pour lui. Comme nous l’avons d’ailleurs fait en participant, avec le Front de gauche, aux campagnes des européennes en 2009 et régionales en 2010. En procédant de la sorte, le candidat du Front de gauche n’avait pas besoin de répondre, nulle incohérence n’était à craindre dans la campagne du Front de gauche. En outre, un grand nombre de sympathisants du Front de gauche se prononcent en faveur d’une sortie de l’euro. Les rejeter est contreproductif sur le plan politique et électoral, et entrave la capacité de rassemblement du Front de gauche.

Une annexe donne plus bas tous les éléments d’explication sur les relations entre le M’PEP et le Front de gauche.

Le présent texte a été soumis à la discussion de tous les adhérents du M’PEP après avoir été adopté par le Conseil national du M’PEP lors de sa réunion des 8 et 9 octobre 2011. Il a été ensuite amendé lors du congrès extraordinaire des 14 et 15 janvier 2011. Un texte spécifique a précisé les modalités de ce débat et l’organisation du congrès.

Le M’PEP rappelle que son objectif, à terme, est de sortir de l’Union européenne pour construire une véritable union de tous les peuples et de toutes les nations d’Europe dans une perspective internationaliste (à quarante neuf et pas simplement à vingt sept), et même au-delà de l’Europe, débarrassée des politiques néolibérales. La sortie de l’Union européenne est donc à la fois un objectif et un moyen. La sortie de l’euro comme monnaie unique et la construction d’une monnaie commune, et des pratiques de désobéissance européenne, sont des actions indispensables vers cet objectif.

Si le FDG est un espace politique en construction, alors un équilibre doit être trouvé pour que s’y expriment toutes les toutes les sensibilités se réclamant de la vraie gauche. La crainte que le Front de gauche se présente devant les citoyens avec des points de vue différenciés sur des sujets importants comme l’analyse de l’Union européenne, troublant les électeurs, n’est pas fondée de notre point de vue. Nous sommes au contraire certains que les électeurs apprécieraient que le Front de gauche soit véritablement un front et qu’il accepte davantage de diversité et de pluralisme. Ce ne serait pas un handicap, mais un atout, un signe d’ouverture.

Malgré le refus du Front de gauche d’accepter l’entrée du M’PEP, notre Mouvement appelle à voter pour son candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Il appelle également à voter, en principe, pour les candidats du Front de gauche aux élections législatives. Toutefois, pour présenter ses idées aux citoyens, notamment sur l’Union européenne, et affronter le FN en proposant une alternative de gauche à ses électeurs et favoriser le vote des abstentionnistes, notre Mouvement présentera ses propres candidates et candidats dans quatre circonscriptions. C’est pourquoi nous choisissons celles où se trouvent les principaux dirigeants du Front national ou dans lesquelles ce parti a réalisé ses meilleurs scores.

 

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WADE DEGAGE

Sénégal : plusieurs milliers de manifestants à Dakar contre Wade (ATS)

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mardi à Dakar pour contester la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. La police anti émeutes sénégalaise les a dispersées à coups de gaz lacrymogènes.

Ce rassemblement de l'opposition et de la société civile, regroupées au sein du Mouvement du 23 juin (M23), a été autorisé à la dernière minute par les autorités et faisait craindre de nouveaux dérapages après des violences qui ont déjà fait trois morts en trois jours.

Le M23 a appelé à cette manifestation pour exiger le retrait de la candidature d'Abdoulaye Wade, 85 ans, dont douze au pouvoir. Candidature dont la validité a été confirmée dimanche par le Conseil constitutionnel.

Les opposants réunis sur la Place de l'Obélisque, grande esplanade de Dakar, portaient diverses banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "La Constitution n'est pas un brouillon", "Wade dégage", ou encore, en référence aux cinq "sages" du Conseil constitutionnel: "Cinq singes plus un babouin, c’est un pays en feu".

Un "coup d'Etat"

Ce rassemblement se tient après des violences qui ont éclaté le 27 janvier à Dakar et dans d'autres villes à l'annonce de la validation de la candidature Wade. Un policier avait été tué, plusieurs personnes blessées, des bâtiments incendiés. Lundi, deux personnes ont également été tuées et plusieurs blessées lors d'une marche du M23 à Podor (nord).

Pour le M23 la candidature de Wade est un "coup d'Etat constitutionnel", arguant qu'il a épuisé ses deux mandats légaux (élection en 2000, réélection en 2007), ce que récusent ses partisans, selon lesquels il est en droit de se représenter après des modifications de la Constitution.

Cette formule de "coup d'Etat constitutionnel" a également été utilisée mardi par le célèbre chanteur Youssou Ndour, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel. Il a appelé "à manifester dans la paix" contre ce "coup d'Etat" et réclamé la démission du Conseil.

 

 

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SYRIE NO WAR

http://www.peacelink.it/campagne/index.php?id=91&amp&nbsp


Syrie No War


Appel urgent pour mettre fin à l’intervention militaire étrangère en Syrie et rétablir les droits humains et le respect de la légalité


Nous, soussignés organisations humanitaires (ONG)  pour les droits humains, exhortons les Nations Unies et la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour faire cesser toute intervention militaire étrangère contre la Syrie, et au contraire,  d'agir de bonne foi pour une honnête médiation. Il est essentiel d’agir rapidement. Nous demandons d'agir de bonne foi pour rejoindre une vraie médiation  pacifique.

Au cours des derniers mois, nous avons observé une augmentation constante des campagnes de presse qui présentent seulement une vision partielle et pas vérifiée ce qui passe en Syrie. La même chose s'est produite aussi dans le cadre des préparatifs à l'intervention étrangère en Libye. 

Nous savons qu'il y a des affrontements violents entre les troupes gouvernementales et les insurgés armés de l'auto proclamée "Armée Libre Syrienne " avec des bases en Turquie, près de la frontière syrienne. Et nous savons que ces conflits provoquent un énorme nombre de morts parmi les civils, qui sont toujours les premières victimes de n’importe quel conflit. Il semble donc clair que les deux côtés armés ont des responsabilités.

Mais une ingérence militaire étrangère  n'est pas une bonne façon de protéger les droits civils et humains.

Nous affirmons avec force que le projet d’ «intervention militaire humanitaire» en Syrie est la pire des solutions et il ne peut revendiquer aucune légitimité, car on ne peut pas obtenir la protection des droits humains par une intervention armée;

En effet, l'histoire récente montre que, les résultats inévitables de l'intervention armée étrangère, sont des violations massives des droits, comme en Libye;

 

La contrebande d'armes dans une zone de conflit alimente seulement  une guerre «civile» et ce doit être arrêtée;

 

On ne peut pas autoriser un scénario libyen en Syrie, c'est à dire une « no fly zone" qui se transforme en une intervention militaire directe suivie par des massacres et des violations massives des droits.

 

Nous exhortons donc la communauté internationale à favoriser un cessez le feu sur les deux côtés et une médiation neutre entre les parties. Nous rappelons que la proposition faite par certains pays d'Amérique latine à partir du groupe ALBA semble être accueillie aussi par l'opposition non armée

 

Nous demandons des mesures pour arrêter l'ingérence militaire et politique étrangère en Syrie visant à déstabiliser le pays (et éventuellement toute la région);

 

Nous demandons la restauration de la Syrie dans le bloc régional;

 

Nous demandons la fin des sanctions actuelles qui portent atteinte à des civils;

 

Nous demandons une mission internationale d'enquête par les pays et les organisations neutres pour établir la vérité sur les conditions de vie en Syrie;

 

Nous demandons une enquête menée par les observateurs internationaux neutres sur les accusations et sur les nouveaux rapports en provenance de Syrie et qu’il n'a pas été possible de vérifier. 


Premiers signataires


Amedeo Barigozzi, Antonella Laganà, Association des Amis de Mar Moussa, Bruno Antonio Bellerate, Concetta Centonze, Eleonora Bellini, Eliades Acosta, Kathy Ford, Luciano Corradini, Luigi Pedrabissi, Patrick Boylan, Roberta Sangriso

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mardi, janvier 31 2012

C EST L HUMANITE QU ON ASSASSINE


http://www.memorial-caen.fr/portail/images/recueil-lyceens-2012.pdf


Ce vendredi 28 janvier s’est déroulé au mémorial de Caen la finale du concours 2012 de plaidoiries des lycéens pour la défense des droits de l’Homme. L’un des lauréats de ce concours, Oussamah Jaber, est un jeune franco-syrien. Il parla avec son cœur et avec ses tripes.


 Depuis quarante ans, nous vivons, en Syrie, écrasés par la dictature des Assad… Petit à petit, nous nous sommes résignés à une nuit qui semblait interminable… L’aube vint pourtant… Le premier rai de lumière fut éblouissant. Quand, le 14 janvier dernier, je sus que le peuple tunisien avait vaincu, je restais abasourdi… heureux… Les prémices de l’aube arrivèrent ainsi, lentes, espacées, et si lumineuses… et si belles… Et malgré cette beauté, je me disais encore que dans notre ciel à nous, la nuit, jamais, n’aura de fin… 

Nous avions tous abandonné et arrêté le combat… Les agents du régime étaient partout. Qui aurait osé critiquer le pouvoir ? Tous les hommes, toutes les femmes, vivaient dans la peur la plus totale. Mais cet effroi qu’on inculque aux enfants, lentement, dès leur plus jeune âge, n’atteint pas immédiatement la terreur absolue dans laquelle ils sont censés vivre à l’âge adulte. Les adultes étant tous soumis, ce sont les enfants qui se sont libérés. Dans une ville appelée Deraa, des enfants ont bravé tous les interdits, ont répondu à leur nature d’être humain, digne et libre, des enfants ont écrit, sur les murs de leur collège : « Le peuple veut abattre ce régime ». 

Au sein de vingt millions d’esclaves, quinze enfants ont redressé l’échine. 

L’un des dix-sept appareils de police politique du régime syrien a détenu, illégalement et arbitrairement ces quinze enfants… Violant par-là la Convention internationale des droits de l’enfant, qui stipule à l’article 37b :

Nul enfant ne sera privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible. 

Ces enfants ont été torturés… Puis relâchés… Tous ? Non… Selon Florence Ghazlan, de L’Observatoire syrien des droits de l’homme et selon l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie, seuls quatorze enfants ont été relâchés… Tous présentaient des marques de mauvais traitements, mais le quinzième, Ahmad Abou Zeid, est toujours, à l’heure qu’il est, dans les geôles du régime. Il a été détenu à la section Palestine, une section des renseignements, en plein Damas, atrocement réputée pour les horreurs qui y ont lieu… Il a été ensuite transféré dans une prison pour grands criminels, dans le Sud du pays. Ahmad n’a que 15 ans… 

Suivant la voie tracée par leurs fils, les habitants de Deraa se sont libérés, et, pacifiquement, ont exigé la libération des leurs. C’était le 18 mars 2011, une date qui restera gravée dans le cours de l’histoire de la Syrie. 

Bachar al Assad, le président de la République, a immédiatement choisi de noyer dans le sang cette contestation. Il a suivi la voie sanglante de son père, Hafez al Assad, le « guide éternel », qui avant lui, en 1982, avait tué quarante mille personnes en trois semaines à Hama, soit un habitant sur cinq. Son père, à qui il a succédé en héritant du trône présidentiel et du pouvoir, en 2000. 

Dès le premier jour de la contestation, quatre personnes sont mortes dont un mineur de 14 ans. Les manifestations ont gagné l’agglomération : le régime est intervenu immédiatement. Souvenons-nous des soixante trois personnes qui, le 23 mars, ont été tuées à Deraa. Parmi eux une petite fille de 11 ans, Ibtissam al Masalmeh, qui regardait par la fenêtre. Les manifestants se faisaient arrêter arbitrairement par centaines… Près de deux cent ont été arrêtés ensemble, le 29 avril, alors qu’ils tentaient de forcer le blocus établi sur Deraa.  

Un enfant de 13 ans a été arrêté ce jour-là, qui s’appelait Hamza al Khatib… Un enfant dont le cadavre a été rendu à sa famille le 27 mai. Je me souviens encore des images atroces, du corps d’un enfant de 13 ans, mort sous la torture… Un corps qui ne ressemblait plus au bel adolescent, souriant et heureux, qui vit encore sur certaines photos, qui vit encore dans le coeur de sa mère… La dépouille de Hamza était boursouflée, bleue, rouge d’hématomes et de sang. Citons la courte description du rapport d’Amnesty International : « il a été retrouvé mort couvert de blessures manifestement infligées au moyen d’armes contondantes et le pénis sectionné. » 

Si je suis, ici, devant vous, c’est en hommage à Hamza. En hommage au petit Hamza qui aurait eu 14 ans si le régime syrien ne l’avait pas tué… D’autres enfants sont morts ainsi, en Syrie, lâchement massacrés par le régime… Parmi eux Samer al Charii tué en détention. Electrocuté, et mort après avoir reçu treize balles dans le corps, aucune n’étant destinée à le tuer… 

Imaginez que l’on vienne demain, que l’on vienne aujourd’hui vous rendre le corps tant aimé de votre fils, de votre fille, de votre frère, de votre soeur, découpé, transpercé, brûlé… Imaginez l’être tant aimé, que vous ne reconnaîtrez plus… Depuis le 15 mars, ce sont plus de dix autres enfants qui sont morts sous la torture, selon un rapport d’Amnesty International… Dix enfants… Mais qui a pu, qui a eu l’audace de défigurer ainsi l’innocence dix fois, impunément, dix fois de suite… 

Les enfants se font torturer, des femmes se font violer dans les geôles des milices pro-Assad. Des crimes contre l’humanité ont lieu en ce moment même en Syrie. Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme signée le 18 septembre 2004 par Bachar El Assad au nom de sa volonté d’ouverture… Pour le septième anniversaire de cette signature, un homme est mort sous la torture et un enfant de 11 ans a été tué par un tireur d’élite d’une balle dans la tête. 

Les droits de l’homme ne sont pas qu’une idée abstraite et vide… Les droits de l’homme sont un combat ! Les droits de l’homme sont un défi qui nous est lancé. Relevons-le, tout comme l’ont relevé Hamza, Samer et plus de deux cent autres hommes, femmes et enfants morts sous la torture pour avoir réclamé leurs droits… 

Eh bien… Au nom des enfants qui meurent, au nom des jeunes qui souffrent sous la torture, au nom, enfin, de ces principes si sacrés des droits de l’homme, j’enjoins le monde à réagir !

J’enjoins le monde à prendre position contre les crimes d’Assad ! J’enjoins le monde à soutenir le peuple de Syrie dans sa révolution… Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit voter une résolution condamnant le régime syrien. Le régime syrien doit subir un embargo sur les armes, afin qu’il ne les utilise plus pour tuer son peuple. 

Les diplomates dont le régime de Bachar al Assad se sert afin de traquer les opposants de par le monde, doivent être expulsés ! Des pressions, réelles, doivent être exercées afin que des journalistes indépendants puissent enfin aller rendre compte de la situation en Syrie. Les responsables de toutes ces horreurs, et en premier lieu Bachar al Assad lui-même, doivent être impérativement traduits devant la Cour Pénale Internationale pour que justice soit rendue ! C’est là un strict minimum ! 

Je voudrais ici saluer tous ceux qui sont morts et tous ceux qui meurent encore au nom des Droits fondamentaux. Je voudrais saluer, en particulier, les martyrs de la Liberté en Syrie. Je voudrais rendre hommage à ces gens, qui ont décidé, un jour, de prendre leur destin en main… Qui ont décidé de se battre pour l’application des droits de l’homme, et qui ont cessé d’attendre qu’on vienne les appliquer à leur place… Je voudrais saluer ces jeunes qui sortent de chez eux, regardant la mort, ces jeunes qui crient de douleur, dans une geôle obscure, et qui restent confiants en l’avenir, et qui se répètent encore et encore : Et la Justice viendra sur nos pas triomphants. 

Rendons hommage à ces jeunes dont les flots de sang forment des fleuves qui se déversent et qui nourrissent le torrent de la révolution d’un peuple,

Une révolution menée au nom de la Dignité, de la Liberté et, indéniablement, au nom de l’Espoir :

Celui qui croyait au ciel. Celui qui n’y croyait pas.

Qu’importe comment s’appelle cette clarté sur leurs pas.

Et leur sang rouge ruisselle… Même couleur, même éclat.

Pour qu’à la saison nouvelle, mûrisse un raisin muscat. 

Ces vers ont été écrits par Aragon, pour un autre temps, pour d’autres hommes, combattant un ennemi différent, mais ce combat, en réalité, n’a pas changé. La lutte pour les droits de l’homme et le combat pour la liberté sont immuables. Et quand, à travers le monde, un Hamza meure, un Samer tombe, il rejoint, comme d’autres, comme tant d’autres avant lui, le Panthéon des géants, et des héros immortels de jadis.

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DICTATURE ECONOMIQUE


http://www.liberation.fr/economie/01012386707-on-n-avait-pas-vu-ca-en-grece-depuis-l-occupation


« On n’avait pas vu cela en Grèce depuis l’occupation »

Menacés par la famine, comme pendant la seconde guerre mondiale, les grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.

Par Maria Malagardis, envoyée spéciale à Athènes

Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an», rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.»

Années fastes. En Grèce, on les appelle les «néo pauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de vingt cinq pour cent et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

«J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde. Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

Diktats. Jeudi, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à quatre vingt trois kilomètres de la capitale, distribuent cinquante tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.

Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers !» s’exclame Andreas.

Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici, il y a trois cent crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

«Laboratoire». Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times. Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne.»

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LIBERTE DE L HISTOIRE

http://www.fr.news.yahoo.com/le-conseil-constitutionnel-saisi-sur-les-g%C3%A9nocides-175603065.html


Le Conseil constitutionnel saisi sur les génocides


PARIS (Reuters) - Cent trente-sept députés et sénateurs français ont saisi mardi le Conseil constitutionnel dans l'espoir de faire invalider une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens par les Turcs en 1915.

Ce texte avait été adopté le 23 janvier dernier par le Sénat, qui avait suivi l'Assemblée en punissant la négation d'un génocide d'un an d'emprisonnement, d'une amende de quarante cinq mille euros ou des deux à la fois, provoquant l'ire de la Turquie.

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan s'est immédiatement félicité de l'initiative des élus français.

"C'est ce qu'on pouvait attendre de mieux des hommes politiques français, je crois qu'ils ont fait ce qu'il fallait faire", a-t-il déclaré.

A l'inverse, le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) regrette que les parlementaires français aient cédé "à la formidable entreprise de pression exercée par un Etat étranger négationniste et raciste".

Le CCAF appelle les parlementaires favorables à cette loi, ainsi que l'ensemble des citoyens français "épris de justice à faire bloc et à résister à ce chantage inédit de la Turquie contre la République française, ses autorités et ses juges".

Il fallait que soixante députés ou soixante sénateurs déposent un recours devant le Conseil constitutionnel pour que ce dernier doive se prononcer sur la conformité de ce texte dans un délai d'un mois, ce qui suspend la promulgation de la loi, ou sept jours si le gouvernement demande une procédure accélérée.

Ils sont en fait soixante douze pour le Sénat et soixante cinq pour l'Assemblée dont, fait notable, de très nombreux élus de la majorité. Cinquante-deux députés UMP et Nouveau Centre, contre onze socialistes et apparentés, sont ainsi signataires.

"Il ne s'agit pas d'un débat gauche-droite puisque la loi a été votée par des parlementaires de la majorité et de l'opposition, et que la saisine du Conseil Constitutionnel a également été signée par des députés de la majorité et de l'opposition", soulignent trois députés UMP, Jacques Myard, Michel Diefenbacher, et François Cornut-Gentille.

HISTOIRE ET LOI

Un rejet de la proposition de loi par le Conseil constitutionnel retirerait une épine du pied de Nicolas Sarkozy, dans la mesure où il permettrait d'apaiser les relations entre la France et la Turquie, très tendues depuis le vote.

Pour les signataires du recours, "il ne s'agit pas d'ignorer les souffrances de nos compatriotes d'origine arménienne et de tous les Arméniens dans le monde".

"Notre objectif est de faire préciser par le juge constitutionnel les domaines sur lesquels peuvent porter les 'lois mémorielles' et les conditions d'exercice par les historiens de leur liberté en matière de recherche, d'analyse et d'expression", affirment-ils.

"Au-delà des questions juridiques, c'est un débat politique, au sens le plus noble, qui est ouvert. Il porte sur les rapports entre l'Histoire et la loi", poursuivent-ils.

Les opposants estiment que ce texte viole l'article 34 de la Constitution qui définit la loi et délimite son domaine et nourrissent de bons espoirs de succès, l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, qui fut président du Conseil constitutionnel, ayant abondé dans leur sens.

Les partisans de la proposition de loi affirment qu'ils veulent remplir un vide juridique, la France ayant reconnu par la loi deux génocides, la Shoah et les massacres d'Arméniens, mais que seule la négation du génocide juif est réprimée.

La Turquie, qui voit dans le vote français un geste en direction des quelque cinq cent mille français d'origine arménienne à l'approche des échéances électorales du printemps, a menacé Paris d'une "rupture totale" des relations diplomatiques, sans toutefois mettre sa menace à exécution dans l'immédiat.

Lors de l'adoption du texte à l'Assemblée, Ankara avait rappelé son ambassadeur à Paris et annulé toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France ainsi que l'autorisation accordée aux avions de chasse et aux bâtiments de l'armée française d'atterrir ou d'accoster en Turquie.

 

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lundi, janvier 30 2012

THE MANUFACTURING CONSENTEMENT