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Bilan du Conseil Politique National du NPA

 

Perseverare diabolicum

 

Du Conseil Politique National du NPA, nous retenons qu’il en est sorti un accord financier voté très largement. C’est évidemment une très bonne nouvelle que nous soyons parvenus à sortir par le haut de cette affaire.

 

Depuis le début des discussions au sein du comité de suivi de la LCR, et tout au long des négociations nous n’avons pas dérogé à notre ligne de conduite: au caractère pluriel de la LCR devait correspondre un accord permettant de prendre en compte l’ensemble des traditions issues de la Ligue. 

 

Les camarades de la P1A parce qu’il y avait l’urgence des législatives ont finalement accepté cette argumentation. À de rares exceptions près, la P2 a, en revanche, choisi de voter contre.

 

Du CPN, nous retenons aussi la faute politique majeure commise par une majorité de ses membres, celle de maintenir la candidature du NPA à Hénin-Beaumont. Au-delà de telle ou telle formule, c’est toute l’argumentation des camarades qui ne convient pas. 

 

Elle est parfois indigente, lorsqu’il s’agit de justifier d’ajouter la division à la division au nom du un pour cent de Philippe Poutou à Hénin-Beaumont. 

 

Elle est extrêmement inquiétante lorsqu’il s’agit de dire qu’au fond, avant de battre le fascisme, il faut battre le réformisme, ce qui rappelle de sombres heures de l’histoire.

 

La résolution que nous avons présentée insistait notamment sur le fait que dans une situation politique très inquiétante, et dès lors que l’hypothèque de la participation gouvernementale sera levée, la question d’un rapprochement du NPA avec le Front de Gauche, comme point d’appui pour la construction du bloc anticrise que nous appelons de nos vœux, devait en toute logique se poser.


La résolution commune P1A P2 sous estime gravement les enjeux de la situation. La Grèce devrait pourtant ouvrir les yeux des camarades. La Grèce où se joue le sort des peuples de toute l'Europe. La Grèce où la course de vitesse avec l'extrême droite est engagée. La Grèce où une formation de la gauche radicale devient la deuxième force électorale du pays, et répond correctement aux enjeux de la situation. En Grèce, nous devrions être à SYRIZA, qui n'est mouillé dans aucune compromission avec les partis d'austérité. A moins qu'il y ait, comme nous l'a expliqué la P1A pour la France, une différence de "nature", qui justifie que l'on élève un mur étanche entre réformistes anti libéraux et révolutionnaires anti capitalistes.

 

C’est aussi la logique qui sous-tend la résolution majoritaire au CPN. La P2 a accepté de mettre en avant le front unique des luttes, mais en échange, elle a obtenu le renoncement à toute volonté de construire le projet que portait le NPA à sa fondation. Nous pensons que les anticapitalistes rassemblés doivent être partie prenante d’un front large, anticrise. Les camarades ont visiblement renoncé à toute idée de rassemblement politique qui impliquerait aujourd’hui un dépassement du NPA.