LETTRE OUVERTE AU PEUPLE FRANCAIS

Voici une lettre ouverte concernant des bavures commises par des fonctionnaires français qui utilisent les méthodes des sayanim (les collaborateurs du Mossad israélien) au sein des institutions françaises, au nom du peuple français et de sa République (elle est un peu longue mais pleine d’enseignement).

A cause de sa longueur (huit pages), je ne vous envoie qu’une partie du texte, ainsi que la notification du ministère. Mais vous pouvez la lire entièrement sur mon compte Facebook.

Bonne lecture.

Chérif Boudelal

Sonnette d’alarme au peuple français et à ses dirigeants sur les bavures commises par des fonctionnaires de l’Etat en leurs noms

Lettre ouverte au futur président de la république française, au futur premier ministre, au futur ministre de l’intérieur, au futur ministre de la justice et au peuple français.

Refus de la nationalité pour délit d’opinion précédée de bavures policières et judiciaires.

Par cette lettre ouverte, j’ai tenu à vous informer des abus de pouvoirs de certains fonctionnaires de l’Etat. Si l’objet de ma lettre est le refus de la nationalité pour délit d’opinion, provenant des fonctionnaires de l’Etat qui abusent de leurs pouvoirs, le but est celui de tirer la sonnette d’alarme pour attirer votre attention et celle du peuple français sur ce qui se fait en son nom et au nom de l’Etat.

En effet, je suis victime d’un acharnement dont l’origine remonte à 1996 où j’avais vécu un procès quasi inquisitorial dans un tribunal français dont la cause fut une affaire de falsification par des policiers d’un rapport de fourrière. Après leur sanction, ou blâme, suite à ma plainte à leur commissaire, ces derniers m’ont fait des représailles, m’accusant d’« outrage en paroles » et fait condamner à leur place. Donc c’est une vieille histoire cauchemardesque qui hante encore ma mémoire jusqu’à ce jour dont l’écho des propos émis par les « honorables » magistrats qui m’ont condamné résonne encore dans mes oreilles (voir les détails plus loin).

Je viens par cette lettre ouverte vous soumettre la notification controversée du ministère de l’Intérieur qui m’a refusé, ainsi qu’à mon épouse, la nationalité française dont le prétexte exposé est le fait que je milite pour la cause palestinienne. Je vous envoie ci-jointe cette notification afin que vous puissiez apprécier vous-mêmes le contenu. Cette décision du ministère de l’Intérieur a été reconduite par le ministre de tutelle en « recours gracieux » ; celle-ci a été validée ensuite par le tribunal administratif de Nantes. Ce tribunal me reproche d’être « un militant convaincu de la cause palestinienne... impliqué avec ferveur dans la défense des droits des immigrés… » !

Rappel de la légalité des associations mises en cause

Concernant les associations mises en cause par le rapport des renseignements et mentionnées sur la notification de refus de la nationalité, sont des associations légales agissant dans la transparence. Je tiens à rappeler que le « Collectif Paix Comme Palestine » est une association régie par la loi 1901. Elle organise plusieurs conférences chaque année dans les salles publiques, et elle n’a jamais eu affaire ni à la police, ni à la justice. Si celle-ci et ses responsables agissaient contre la loi, ils seraient mis hors d’état de nuire par les services de l’Etat chargés de la sécurité des citoyens et de l’ordre public ; le contraire mettrait en cause leur compétence.

Idem pour le « Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens – CBSP » dont je suis désigné comme « le relais », qui est une association également légale ; elle a été créée en France et agit de façon active sur le territoire français. Si j’avais été le relais de cette association, comme le mentionne la lettre de notification, je serais fier de le dire haut et fort ; mais il se trouve que ces allégations n’ont aucun fondement.

Sachant que, contrairement à l’ « Association pour le bien-être du soldat israélien» (dirigée par un élu de la république française (pardon !) qui soutient une armée d’occupation au nom du peuple français), le CBS est une association caritative qui collecte des fonds pour nourrir une partie des populations de Gaza affamées par cette même armée à qui on fait des collectes au nom du peuple français. Et ceci n’a pas l’air de gêner mes accusateurs !

Mon seul lien avec CBSP

Cependant, je dois avouer que mes accusateurs ont une « preuve de taille » qui me lie avec le CBSP : une carte de visite. En effet, une carte du CBSP se trouvait dans un porte-documents qui m’a été volé dans une conférence le 29 mars 2008. Cette carte était là pour la simple raison que des gens nous demandent souvent à qui ils peuvent faire des dons destinés au peuple palestinien, et comme notre association ne collecte pas de fonds, nous leur donnons les coordonnées de cette association. Voila pourquoi cette carte volée se trouvait dans mon porte-documents. Je rappelle au passage que ce jour-là, il y avait deux policiers des Renseignements Généraux dans la salle dont l’un d’entre eux manipulait son téléphone portable pour enregistrer les interventions et prendre des photos. Je laisse les lecteurs juger eux-mêmes ce genre de pratiques qui servent de « bonus professionnel » à leurs auteurs. Si la surveillance est normale et légale dans un Etat de droit pour protéger les citoyens, la manière dont elle a été faite dans mon cas ne l’est pas.

Quant au sort que je réserve à mon dossier concernant la nationalité, je tiens à ce qu’il suive la voie normale tant que les lois françaises m’offrent encore la possibilité de le faire. Je suis déterminé à épuiser tous les recours possibles, y compris celui de la Cour européenne des Droits de l’Homme s’il le faut. Ce n’est pas pour la nationalité en soi que je fais ces démarches, mais pour combattre l’injustice dont je suis la victime et voir le résultat final que donnera la hiérarchie de la justice française. Je suis de ceux qui estiment que céder à l’injustice sans la combattre relève de la lâcheté ; et je ne suis pas et ne serai jamais un lâche. Les lâches sont ceux qui abusent de leurs pouvoirs et de la faiblesse de leurs victimes.

Ceux qui souhaitent me priver ainsi que mon épouse de la nationalité et veulent me salir, n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, eux qui ont pris fait et cause pour un Etat étranger (Israël), qui est de surcroît un Etat militaire, colonial et raciste ; un Etat qui n’a jamais respecté aucune des résolutions de l’ONU concernant les droits du peuple palestinien, et donc un Etat hors la loi. Les fonctionnaires de l’Etat français n’ont pas à être au service d’un tel Etat dont la politique et les pratiques vont à l’encontre des valeurs universelles que la République française fait siennes ; mais ils ont pour mission d’honorer ces valeurs que leur rappelle la constitution de la République française (voir les articles de la constitution de 1 à 17).

Enfin, je tiens à souligner que je n’avais pas voulu rendre publique cette affaire avant la prononciation du jugement du tribunal administratif de Nantes ; car il me paraissait évident que la fonction d’un tribunal était celle d’appliquer les lois telles quelles ; mais il s’est avéré que ce n’était pas le cas en ce qui concerne mon dossier. Selon plusieurs juristes, ce jugement ne repose sur aucun fondement juridique.

C’est pourquoi j’ai décidé de rendre publique cette affaire pour la transparence vis-à-vis de l’opinion d’une manière générale, et pour prendre à témoin le peuple français en particulier de ce qui se fait en son nom. Si j’ai gardé le silence pendant seize ans de cauchemar après ma condamnation à la place des fonctionnaires de l’Etat « assermentés », je ne me tairai plus jamais ; tout sera désormais publié sur Internet, qui est le moyen d’expression des sans droits ; et je le ferai désormais à chaque fois que mes droits sont bafoués. Adviendra que pourra.

Fidèle à mes principes et aux nobles valeurs universelles de l’humanité, je vous prie de croire, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, en mes sincères inquiétudes pour l’image que donnent certains fonctionnaires de l’Etat à la France au nom du peuple français et de sa République, qui sont en réalité aussi victimes que moi.  

Chérif BOUDELAL

Au cas où la notification scannée (ci-dessous) n’apparaît pas, merci de m’envoyer votre courriel pour vous l’envoyer.